Il y a encore deux jours, Papa Harrys se déplaçait uniquement avec des béquilles. Aujourd’hui, il assure aller beaucoup mieux. Après avoir multiplié les traitements issus de la médecine moderne, il a choisi de se tourner vers une autre approche : celle du chi, cette énergie vitale au cœur de la médecine traditionnelle chinoise : « Je ne dis pas que les médicaments modernes ne sont pas bons, mais parfois la maladie disparaît, puis elle revient encore et encore. La méthode de Charles est différente. À force de pratiquer, je me sens beaucoup mieux ».
Quelques mouvements précis, des gestes lents, des temps de massage ciblés : pour Charles Laux, le soulagement passe avant tout par la circulation de l’énergie dans le corps. Pratiquant de tai chi et maître en arts martiaux, il défend une approche fondée sur l’écoute du corps et son lien avec l’environnement.
Selon lui, tout commence par l’enracinement. Retrouver un contact profond avec le sol, se reconnecter à ses appuis naturels et à ses sensations constitue la base de sa méthode.
« C’est une méthode ancienne qu’on appelle la culture physique. Souvent, les gens confondent la culture physique et l’activité physique, le sport. J’ai dépassé ce stade » explique Charles Laux, maître en arts martiaux.
Après chaque intervention, il se dirige systématiquement vers un arbre. Un rituel qu’il considère essentiel pour relâcher les tensions et évacuer les impuretés accumulées pendant la séance.
Depuis plusieurs années, Charles Laux enseigne également le tai chi dans plusieurs communes des Tuamotu. Son objectif : transmettre cette pratique ancestrale et convaincre que le corps possède ses propres ressources de guérison.
Pour ce passionné de médecine chinoise, l’auto-guérison par l’énergie du chi n’est pas une promesse miracle, mais un travail quotidien, basé sur la discipline, l’équilibre et la reconnexion à soi.






