Ce mardi, le Tavini Huiraatira publié un communiqué saluant le vote de la Quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations unies en faveur de résolutions relatives à la décolonisation, dont celle concernant la Polynésie française.
Le texte a été adopté le 15 octobre, par 159 voix pour, et ce malgré la demande des États-Unis de mettre fin au mandat de la commission. Ces derniers, ainsi qu’Israël, ont voté contre. Quatre pays, dont la France, se sont abstenus.
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Alors que la Quatrième Commission adopte habituellement ses résolutions par consensus, le processus a cette fois donné lieu à un décompte officiel. Le communiqué précise : « La Quatrième Commission a ainsi approuvé le 15 octobre 2026 l’ensemble des résolutions de décolonisation (recommandées par le Comité spécial des Vingt-Quatre), malgré une demande des États-Unis de mettre fin au mandat de la commission. »
Le Tavini estime que ce résultat témoigne du soutien international à la résolution commune portée par les groupes politiques de l’assemblée de la Polynésie française. « Pour la première fois de l’histoire de la Quatrième Commission, le décompte officiel des votes des pays membres de l’ONU a prouvé leur soutien quasi unanime au maintien du suivi pour les territoires non autonomes du Pacifique, dont la Polynésie« , ajoute le parti.
Qui détaille ensuite les suites qu’il souhaite donner à ce vote. « Ce vote démontre que les pays membres de l’ONU soutiennent à une très large majorité la résolution commune portée par les élus de l’assemblée de la Polynésie, demandant : Une mission de visite du Comité spécial de la décolonisation (C24), pour entendre directement notre peuple et nos institutions ; Un programme de travail placé sous l’égide des Nations Unies, avec des garanties à chaque étape ; Un dialogue structuré avec l’État français afin de préciser les modalités et le calendrier d’un véritable processus de décolonisation. »
Pour le Tavini, ce vote « trace la voie pour la suite des actions à mener devant la Quatrième Commission afin de progresser dans le cadre du droit international et dans le respect des processus démocratiques, ainsi que l’a toujours prôné le Tavini Huira’atira depuis sa création. »



