« Les discussions qui sont menées sur l’avenir institutionnel du territoire doivent l’être directement avec l’État », a déclaré Mme Moutchou, en réponse à une question du sénateur autonomiste polynésien Édouard Fritch.
Les élus « seront conviés, avant la fin de l’année, à Paris, pour poursuivre les discussions », a-t-elle ajouté.
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Édouard Fritch a souligné vouloir agir en « artisan de paix » afin d’« éviter le phénomène que nous connaissons dans l’autre pays du Pacifique », en référence à la Nouvelle-Calédonie, secouée par des mois d’émeutes en 2024.
Début octobre, à New York, les dirigeants autonomistes et indépendantistes polynésiens avaient réclamé d’une seule voix devant le comité de décolonisation de l’ONU l’envoi d’une mission d’information sur leur territoire. Une demande rejetée par Paris.
Le président du Pays, Moetai Brotherson, a de son côté évoqué en début de semaine une invitation de l’Élysée en « début d’année prochaine ». S’il n’exige plus de mission onusienne préalable, il a émis le souhait que des représentants de l’ONU puissent assister aux discussions parisiennes « pour venir écouter tout simplement », dans un entretien accordé à nos confrères de Polynésie la 1ère.
Ce dialogue s’ouvre alors que le camp indépendantiste est divisé. Le dirigeant historique Oscar Temaru a lancé dimanche une pétition pour légitimer une « déclaration unilatérale d’indépendance », une démarche rejetée par M. Brotherson.
« J’ai franchement pas le temps, j’ai un pays à gouverner, j’ai beaucoup d’autres considérations sur mon radar », avait-il réagi sur Polynésie la 1ère.
Les cinq archipels polynésiens ont été réinscrits en 2013 sur la liste de l’ONU des territoires non autonomes à décoloniser.



