La Direction de la Santé a adressé un droit de réponse à TNTV après la publication de notre article consacré à l’accident de bateau survenu à Rangiroa lors du week-end de Pâques, au cours duquel Brian, un ressortissant allemand, et un moniteur de plongée avaient été gravement blessés.
Elle estime que plusieurs éléments de l’article, basé sur le témoignage d’une touriste suisse, Giana, auprès du média helvétique Blick, sont « inexacts » et « portent gravement atteinte » à son image, ainsi qu’au professionnalisme des professionnels intervenus après l’accident.
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La Direction réfute notamment toute intervention de touristes médecins à bord du bateau. « Le bateau était lancé à pleine vitesse et personne n’a été en mesure d’intervenir pour en modifier la trajectoire, une telle tentative aurait exposé les intervenants à un danger immédiat et majeur » , écrit-elle.
Sur l’absence supposée de médecins au centre médical de Rangiroa, la Direction affirme que « deux médecins du dispensaire – le médecin d’astreinte et le second médecin venu spontanément en renfort en raison de la gravité de la situation et de la concomitance d’une troisième urgence grave indépendante de l’accident » étaient présents. Et avec eux, deux infirmiers : « l’infirmier d’astreinte et le second infirmier venu également en renfort » , précise-t-elle, ajoutant que « les soins et la coordination de la prise en charge ont donc été assurés par une équipe médicale et paramédicale complète relevant du Centre médical » .
Autre point contesté : l’accès aux médicaments et aux poches de sang par le couple de médecins touristes présent sur le bateau. « Les personnes extérieures au dispensaire n’ont ni accès à la pharmacie, ni d’accès libre au matériel médical du centre médical. Le couple de touristes médecins présent sur le bateau et ayant participé aux premiers secours a effectivement proposé son aide, proposition accueillie favorablement au regard du contexte exceptionnel. Toutefois, n’étant pas autorisés à exercer au sein de la structure et ne bénéficiant d’aucune couverture juridique dans ce cadre, leur rôle a été strictement limité à une surveillance de l’état clinique des victimes. À aucun moment ils ne sont intervenus dans les soins techniques, les prescriptions, les examens complémentaires ou l’organisation médicale de la prise en charge, lesquels ont été assurés exclusivement par l’équipe du centre médical de Rangiroa » , assure la Direction.
Enfin, la Direction de la Santé précise que la ressortissante suisse à l’origine du témoignage est arrivée « bien après l’arrivée et la prise en charge initiale des victimes » et n’a donc « pas été témoin des soins prodigués ni de l’organisation mise en place par les équipes médicales et paramédicales présentes » .



