L’association Octo Fighting League avait loué la salle communale Manu Iti pour y organiser des combats de MMA le 26 avril 2025. Un mois plus tôt, elle s’était acquittée auprès de la commune du coût de cette location.
Mais dans une lettre en date du 5 avril, Antony Géros a refusé que la salle soit louée à l’association. Il estimait dans ce courrier que le MMA « tend à s’éloigner de la philosophie du noble art pour s’orienter vers une logique d’affrontement brutal, parfois perçu comme une glorification de la violence, fût-elle encadrée ».
Une discipline « peu compatible », selon lui, « avec la mission éducative, morale et sociale » d’un maire.
Mardi, le tribunal administratif de Papeete a balayé ces arguments. Il a estimé que ces derniers n’étaient pas légalement fondés, la pratique de la discipline étant « réglementairement reconnue et encadrée par une fédération française ». Elle ne peut donc être considérée « comme portant atteinte à la dignité humaine ».
L’ex tavana a donc « commis une illégalité constitutive d’une faute de nature à engager la responsabilité de la commune ».
En conséquence de quoi, la commune de Paea a été condamnée à dédommager les organisateurs de la soirée à hauteur d’un peu plus de 2,5 millions de francs.



