Un nouveau mouvement social se dessine dans le secteur de la santé. La Fédération des interprofessionnels des services de la Santé et de l’administration en Polynésie (Fissap) a déposé mardi un préavis de grève au CHPF et à la direction de la Santé.
Lire aussi – « Pénurie critique » de médecins spécialistes : le cri d’alarme du CHPF
La semaine dernière, le SPPPF et A Ti’a i mua-Praticiens Hospitaliers (ATIM-PH), avaient été reçus par la ministre de la Fonction publique et du Travail, en présence du chef de cabinet du ministère de la Santé. Un rétroplanning a été mis en place pour la réforme du statut des praticiens hospitaliers de Polynésie. Les syndicats ont averti qu’ils veilleraient au respect du calendrier. Mais ces premiers échanges semblent ne pas avoir suffi.
Lire aussi – Statut des praticiens : un rétroplanning validé, le SPPPF reste vigilant
Alors que la commission médicale d’établissement (CME) de l’hôpital de Taaone, soutenue par l’Ordre des médecins et le SPPPF réclame une réforme du statut des praticiens, la Fissap semble vouloir frapper plus fort.
La fédération exige une « réforme urgente des cadres d’emplois » et une « revalorisation des parcours professionnels ». Elle déplore également le « non-respect du protocole de fin de conflit relatif au préavis de grève illimitée au sein du CHPF et la direction de la Santé » déposé le 9 mars dernier.



