Diabète, hypertension, obésité, maladies infectieuses… la santé des Polynésiens se dégrade à en croire la dernière publication du bureau de la veille sanitaire et de l’observation. Cette infographie sur la santé de la population polynésienne et ses déterminants pour la période 2019-2025 confirme une progression continue des maladies chroniques.
Selon ces chiffres, la prévalence de l’obésité chez les adultes est passée de 40 % en 2010 à 51 % en 2021. Celle de l’hypertension atteint 35,5 % en 2021, contre 27 % en 2010.
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Le diabète concerne environ 12 % des adultes, avec un taux de mortalité associé qui a quadruplé en vingt ans, passant de 7 à 32 décès pour 100 000 habitants.
L’insuffisance rénale chronique est passée de 4,5 à 14 pour 1 000 habitants entre 2010 et 2024, et les cardiopathies atteignent désormais 24,2 pour 1 000 habitants, contre 8,1 en 2010. Le tabagisme concerne toujours près d’un adulte sur trois, et la sédentarité ainsi qu’une alimentation déséquilibrée demeurent largement répandues.
Sur le plan des maladies infectieuses, la tuberculose poursuit sa diminution grâce à une prise en charge organisée, avec une incidence ramenée à 10,6 cas pour 100 000 habitants en 2025, contre 24 en 2019.
En revanche, le VIH enregistre une incidence en augmentation, à 8,9 pour 100 000 habitants en 2025.
Les cancers demeurent la première cause de décès en Polynésie française, soulignant l’importance du dépistage précoce.
Une campagne de prévention contre la recrudescence des infections sexuellement transmissibles, notamment le VIH, est actuellement déployée par la direction de la Santé, avec la mise à disposition prochaine de préservatifs gratuits et des contenus pédagogiques destinés aux jeunes, souligne l’Agence de régulation de l’action sanitaire et sociale (Arass). La récente loi du Pays renforçant l’encadrement des produits du tabac et du vapotage « constitue par ailleurs une avancée majeure dans la lutte contre le tabagisme, qui sera complétée par le futur Plan de prévention et de promotion de la santé 2026-2036 », annonce également l’Arass



