Il y a 70 ans, jour pour jour, la Caisse de compensation du territoire voyait le jour avec son premier directeur, Frantz Vanizette. Elle est vite rebaptisée Caisse de prévoyance sociale. Le système de solidarité fait alors ses premiers pas en Polynésie française, jusqu’en 1994, avec la mise en place de la Protection sociale généralisée, qui étend la couverture à l’ensemble de la population. Un tournant majeur pour le Pays.
« Dès le premier moment de la vie et même dès le ventre de la mère, on commence à être protégés, explique Natacha Helme, chargée de communication à la CPS. Il faut se rappeler qu’à l’époque lorsqu’elle a été créée, c’était essentiellement pour les salariés. En 70 ans l’évolution a été exceptionnelle puisqu’il y a eu ensuite la création de la PSG. »
– PUBLICITE –
Si la quasi-totalité de la population est couverte, la Caisse est structurellement déficitaire. Notamment du fait du vieillissement de la population. Le nombre d’actifs ne suffit plus à couvrir les dépenses des retraités, mais aussi celle des maladies chroniques. « C’est quelque chose qui est indépendant de la volonté de la CPS, c’est qu’on a une population qui est vieillissante. On a quand même une pyramide des âges qui bouge. Et il va être essentiel demain de pouvoir réfléchir à comment continuer à préserver cette protection pour tous les Polynésiens. Il faut en prendre conscience quand même, la population évolue différemment. Et ça va être l’enjeu des prochaines années à mon avis pour la société. Aujourd’hui, prenons juste le temps de fêter 70 belles années. »
Aujourd’hui, près de 1 000 personnes franchissent les portes de la CPS, qui cherche à se rapprocher toujours plus de ses ressortissants, notamment via le numérique. « En tant que salariée, j’ai pu bénéficier de pas mal d’avantages grâce à la CPS, témoigne Manahiti Fuller, ressortissante de la CPS. C’est un service public fondamental pour nous ici. T’as quand même une bonne prise en charge. T’as les soins qu’il te faut, pas gratuitement mais quasiment donné. T’es pas obligé d’être riche pour être pris en charge.”
Toute la semaine, différentes associations attendent le public dans le hall. Des matinées portes ouvertes qui leur permettront de présenter leur mission et de faire de la prévention.



