Le gouvernement a présenté ce mercredi son premier Plan d’action en faveur des troubles du spectre de l’autisme (TSA) pour la période 2026-2029. Il mobilise les ministères de la Santé, des Solidarités, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de la Jeunesse, ainsi que la Déléguée interministérielle au handicap et à l’inclusion.
Il s’agit d’une feuille de route commune qui doit permettre de mieux répondre aux besoins des familles et d’améliorer les parcours des personnes concernées.
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Le plan cible les enfants, les adolescents et les jeunes adultes de 0 à 20 ans. L’objectif est de proposer un accompagnement précoce, période où celui-ci peut être particulièrement bénéfique pour le développement et l’autonomie de l’enfant.
Pour construire ce plan, une étude de contexte a d’abord été réalisée par la SARL Archipelagoes, entre octobre 2025 et juillet 2026, afin d’établir un état des lieux de référence de la situation du TSA en Polynésie française. Sur cette base, une trentaine d’entretiens ont été menés auprès des principaux acteurs concernés. Un questionnaire, diffusé auprès de 200 personnes (professionnels, associations et familles) a également recueilli 155 réponses.
Des réunions de travail ont ensuite réuni une trentaine de participants représentant les services du Pays, les établissements médico-sociaux, les professionnels de santé, de l’éducation et du secteur social, ainsi que les associations de familles.
En 2025, 508 mineurs étaient suivis par les structures publiques spécialisées. En appliquant à la Polynésie française le taux de prévalence moyen mondial, estimé à environ 1 % de la population, l’étude avance une estimation indicative d’environ 820 jeunes de moins de 20 ans potentiellement concernés. Il s’agit d’un ordre de grandeur et non d’un recensement, indique le Pays. L’étude souligne également les inégalités d’accès aux soins entre Tahiti et les archipels.
Le plan s’articule autour de trois axes :
• Renforcer le parcours de vie, l’insertion et l’inclusion, en favorisant un repérage plus précoce, un meilleur accès aux soins et une scolarisation plus inclusive ;
• Mieux accompagner les familles, en développant les solutions de répit, en facilitant l’accès aux droits et en renforçant l’information ainsi que le soutien au tissu associatif ;
• Structurer une gouvernance territoriale, afin d’améliorer la coordination des acteurs, le pilotage des politiques publiques et le suivi des parcours.
Ce plan accorde également une attention particulière aux réalités culturelles polynésiennes, notamment à la place essentielle de la famille élargie et à la valorisation du reo mā’ohi.



