Suite au courrier de la commission médicale d’établissement (CME) de l’hôpital de Taaone réclamant une réforme du statut des praticiens, le syndicat des praticiens publics (SPPPF) et A Ti’a i mua-Praticiens Hospitaliers (ATIM-PH), avaient été reçus le 19 juin par la ministre de la Fonction publique et du Travail, en présence du chef de cabinet du ministère de la Santé. « La MFT a reconnu l’urgence de la crise du recrutement médical dans le secteur public polynésien. Les organisations syndicales prennent acte de cette avancée, mais exigent désormais le respect effectif de chacune des échéances annoncées, afin de garantir une entrée en vigueur des nouveaux statuts au 1er janvier 2027 », indique le SPPPF dans un communiqué.
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« Cette rencontre a été l’occasion de présenter un constat alarmant : sur 140 jeunes médecins polynésiens interrogés dans l’Hexagone, 77,3 % veulent rentrer au pays mais refusent le service public aux conditions actuelles (données 2025, selon l’enquête réalisée par l’Association de Jeunes Médecins Polynésiens). Ils ne sont que 14 à exercer au CHPF comme praticiens titulaires, sur plus de 300 formés depuis 2003. L’investissement collectif dans la formation médicale polynésienne ne se traduit pas en présence médicale sur le territoire. Réformer le statut, c’est créer les conditions pour que ces médecins reviennent et restent. »
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Le courrier du CME de Taaone alertait sur le manque de médecins et en particulier de spécialistes, mais c’est tout le secteur de la Santé qui réclame des ajustements. Le syndicat indique que les autres professions n’ont pas été oubliées lors des discussions : « Le SPPPF et l’ATIM-PH ont porté lors de cette réunion la situation de l’ensemble des acteurs du service public de santé polynésien, pas seulement des praticiens hospitaliers du CHPF. (…) L’intersyndicale défend l’idée que le projet de statut des PH doit constituer une base de travail pour la réforme des médecins des autres structures publiques de santé. (…) Les auxiliaires de santé publique (ASP), classés en catégorie D, ne peuvent pas être oubliés. Le gouvernement a choisi de coupler la présentation du statut des PH avec celle des ASP, pour des raisons d’équité sociale. Les syndicats soutiennent cette logique. »
Le syndicat a obtenu la mise en place d’un « rétroplanning organisant la poursuite des travaux jusqu’à la transmission du dossier législatif à l’Assemblée de la Polynésie française annoncée à compter du 17 septembre, dans le cadre de la session budgétaire 2026″. Reste à savoir si les délais seront tenus.



