La direction de la maison mère de CMA-CGM a été déboutée de sa demande, le tribunal considérant qu’elle ne disposait pas de « droits de propriété de la filiale » polynésienne « sur les containers ».
En outre, c’est celle-ci qui a été condamnée à verser 400 000 francs de dommages et intérêts à l’ancien directeur régional, Stéphane M., ainsi qu’à l’ex directeur des opérations.
Lors de l’audience, qui s’est tenue au mois d’avril, Stéphane M., licencié depuis par son employeur, s’était défendu de toute manœuvre frauduleuse.
Selon lui, la direction de la CMA-CGM mettait une “pression constante” sur ses équipes pour revendre les containers arrivant en fin de vie. Via sa société, il en achetait donc certains, mais aux prix fixés dans le barème de l’armateur, avait-il assuré.
Son avocat avait quant à lui dénoncé « un règlement de compte personnel par rapport à des évolutions de carrière” et une “procédure abusive et dilatoire”.



