De ses 5 à 10 ans, le petit garçon a fait l’objet de violences habituelles de la part de son père. Des coups à répétition, « gifles, coups de pied, de barre de fer », mais aussi des insultes de toutes natures : « titoi, petea, idiot ».
C’est le grand-père paternel de l’enfant, chez qui ce dernier vit, qui s’était présenté à la gendarmerie avec le petit pour alerter les autorités de la situation.
« Je l’ai tapé 2 ou 3 fois, pas plus. C’est très rare que je lève la main sur mon enfant », a déclaré le quadragénaire lors de l’audience. Un homme déjà condamné à 12 reprises, dont 5 pour des violences.
« Vous avez dit aux gendarmes : ‘Les parents n’ont plus le droit d’éduquer leurs enfants », a relevé le président du tribunal. « Personnellement, c’est comme ça que j’ai été éduqué », a répondu le père.
L’administratrice ad hoc, qui représente les intérêts du petit garçon, a lu à l’audience un courrier de l’enfant : « J’aime mon papa. Il reste mon papa. Mais je ne veux pas qu’il revienne à la maison. Je suis bien avec papi et mamie. Je suis en sécurité ».
« Il n’a pas l’air de mesurer les traumatismes qu’il a infligés à son fils. Un gamin haut comme 3 pommes », s’est ému l’avocat de la jeune victime.
« Le plus triste, c’est la parole de ce petit », a enchainé la procureure, « un enfant de cet âge qui fait savoir qu’il ne veut plus le voir, c’est déchirant de tristesse ».
La représentante du parquet a requis, dans la foulée, une peine de 3 ans de prison dont un ferme avec mandat de dépôt, mais aussi le retrait de l’autorité parentale du père.
Le tribunal s’est finalement montré plus clément en le condamnant à 1 an de détention mais avec sursis. En revanche, il l’a bel et bien déchu de son autorité parentale.



