Depuis 2023, les proches de Mike Gineste n’ont plus de nouvelles du jeune homme qui s’était engagé dans la Légion étrangère.
Jusqu’à ce mardi et la parution des premiers articles révélant que le militaire polynésien pourrait avoir été séquestré et tué par les membres d’une même famille résidant à Toulon, dans l’Hexagone.
“On aurait pu au moins nous prévenir par des hauts-gradés. L’apprendre brutalement comme ça, en plein petit déjeuner, ça fait un choc brutal”, souffle Robert l’un des cousins de Mike Gineste.
Désormais, la famille du soldat disparu “aimerait avoir des réponses” à ses “questions”. “La haine est là. On va d’abord laisser faire la justice. Ce qu’on veut, c’est un suivi correct et que l’on nous présente des preuves et le déroulement de ce qu’il s’est passé. Là, on est dans le brouillard”, dit-il.
“Il y a l’envie de se déplacer là-bas, de se faire justice soi-même. Mais tenter le Diable ne sert à rien”, ajoute Robert qui considérait Mike comme son “frère”.
Selon lui, son cousin “était gentil comme un agneau” : “C’est une personne serviable qui aide tout le monde. C’est inadmissible pour nous. Il sait se défendre en plus”.
Lors de leur dernier échange, il y a 3 ans, Mike avait annoncé à sa famille “ses fiançailles avec sa compagne”. “Je ne sais pas ce qu’il s’est passé après”, soupire Robert qui trouve du “réconfort” dans la prière.
Cinq membres de la famille mise en cause, originaire de Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna, ont été mis en examen et placés en détentions provisoire. Outre Mike Gineste, ils sont suspectés du meurtre d’un autre militaire Jacques Pakeso, natif de Nouvelle-Calédonie.
Les ossements des deux soldats ont probablement été récemment retrouvés par les enquêteurs. Des analyses sont en cours pour s’assurer qu’il s’agit bien de ceux des deux disparus.



