« Le quatrième axe d’action à mes yeux, c’est les Outre-mer » a déclaré Emmanuel Macron, ce jeudi, en introduction d’une nouvelle réunion pour coordonner la lutte contre le narcotrafic en France, après avoir cité les trois premiers : poursuite des actions de terrains, coopération internationale et pression sur l’approvisionnement.
« Dès janvier dernier » rappelle Emmanuel Macron, « on a établi un plan d’urgence avec plusieurs axes » pour les Outre-mer. « Il faut accélérer son déploiement et je demande qu’on regarde l’ensemble des territoires ultramarins parce qu’on voit les fragilités qu’il y a aussi évidemment en Polynésie », a-t-il ajouté.
En février 2025, en même temps que l’État, Moetai Brotherson annonçait un plan de lutte contre l’ice axé sur la prévention et la prise en charge des personnes dépendantes, financé à hauteur de 2 millions d’euros (280 millions de Fcfp).
Ce vendredi, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, actuellement en Martinique, doit dérouler, avec Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, un plan de lutte Antilles-Guyane, à l’occasion de la Conférence régionale de sécurité de la zone.
Selon les informations d’Outremers360°, ce plan aura d’ailleurs un volet coopération régional conséquent, avec les États partenaires de la zone Caraïbes et Amérique du Sud. Il doit aussi permettre de renforcer la sécurité des points d’entrées, notamment des ports, aéroports, frontières terrestres et côtes, que ce soit de la Guyane, de la Martinique, de Guadeloupe, de Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
L’État dit aussi vouloir se mobiliser pour « soutenir les populations et renforcer la cohésion sociale », « donner les instruments supplémentaires pour mieux cibler et frapper les trafiquants et leur réseau », « protéger les agents chargés de la lutte contre le narcotrafic », y compris les protéger contre les tentatives de corruption.



