Var Matin révèle ce mardi une affaire criminelle hors du commun. Une famille est soupçonnée d’être impliquée dans la disparition de deux militaires originaires du Pacifique. Les auteurs présumés (également originaires du Pacifique) choisissaient ses cibles lors de « soirées tahitiennes » durant lesquelles les communautés océaniennes se retrouvaient. Ils seraient également impliqués dans « une série d’actes de violences et de séquestrations commis au préjudice d’au moins sept autres personnes ».
Les faits se seraient déroulés entre 2011 et 2025, à Fréjus et à Toulon. Les auteurs présumés ciblaient de jeunes militaires isolés de leurs familles, pour les dépouiller de leurs papiers, de leurs téléphones et de leurs moyens de paiement.
Selon le média, c’est la disparition en 2022 de Jacques Pakeso, 28 ans, parti de Nouvelle-Calédonie pour intégrer la Marine, qui a été le point de départ de l’enquête. La même année, Mike Gineste, soldat du 1er régiment étranger de cavalerie (REC) de Carpiagne, a également disparu. Lui s’était engagé dans la légion étrangère à Tahiti.
Ces deux hommes connaissaient tous deux la famille mise en cause. Lors d’une perquisition, des effets personnels appartenant à plusieurs victimes dont Mike Ginest ont été retrouvés au domicile de ces personnes à Toulon.
L’un des membres de cette famille qui a été entendu a affirmé que les deux militaires auraient été assassinés. Des ossements humains ont été découverts dans les zones où les corps auraient été abandonnés. Selon le média, des expertises devaient être diligentées pour étayer cette piste.
Les auteurs présumés ont été mis en examen le 29 mai dernier. La mère de famille âgée de 52 ans et l’un de ses fils désigné comme auteur des homicides nient les faits. Ils ont été placés en détention provisoire.



