Les tatoueurs de Burns Tattoo Shop exposent à la Maison de la culture

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Sept artistes du salon Burns Tattoo Shop dévoilent une autre facette de leur talent à travers une première exposition collective à la Maison de la culture. Dessins, peintures et créations aux styles variés sont à découvrir gratuitement jusqu'au samedi 7 novembre, à la salle Muriāvai.

Ils ont l’habitude de dessiner sur la peau, mais cette fois, c’est sur la toile ou encore le papier que les artistes de Burns Tattoo Shop expriment leur créativité. Pour leur première exposition collective, sept tatoueurs présentent une cinquantaine d’œuvres réalisées au fil de l’année. Une manière de faire découvrir au public leur univers artistique, au-delà du tatouage.

L’idée est née au salon, entre deux rendez-vous. Face aux annulations de clients et aux périodes moins chargées, les tatoueurs ont profité de leur temps libre pour expérimenter de nouvelles techniques et explorer d’autres styles.

 

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« Ça a commencé lorsque des clients annulaient ou lorsqu’on n’avait juste pas de tatouages à faire, on dessinait un peu à gauche à droite. On a essayé plusieurs styles pour sortir justement du tatouage et essayer d’autres choses. Aujourd’hui, on voit qu’on a eu pas mal d’annulations et pas mal de clients en moins, mais au moins on a été productifs », raconte Ateanui Bougues, tatoueur.

Peinture, feutres Posca, stylo… Les artistes ont multiplié les supports et les techniques, avec une place particulière accordée à la couleur, moins présente dans leur pratique habituelle. « Tous les tatoueurs ont une base de dessin. Après, on a voulu montrer qu’on savait faire autre chose que du tatouage pur et dur : on essaie vraiment de toucher aux couleurs parce qu’on n’a pas souvent l’habitude de le faire », poursuit Ateanui Bougues.

Si cette exposition leur permet de sortir de leur univers habituel, le dessin reste indissociable de leur métier. Pour Reva Rey, passionné depuis l’enfance, la pratique régulière est essentielle pour progresser. « C’est pas vraiment dur d’en vivre, mais pour évoluer, il faut beaucoup dessiner et être assez assidu sur le travail », explique-t-il.

De son côté, Nui Richert, apprenti tatoueur, a découvert cet univers grâce à son cousin. Une rencontre avec le métier qui l’a conduit à intégrer le Centre des métiers d’art. « J’ai d’abord été influencé par mon cousin qui est tatoueur et comme il a fait le Centre des métiers d’art, je me suis inscrit aussi et j’ai suivi une formation de deux ans », confie-t-il.

Certaines des œuvres exposées sont également proposées à la vente. L’occasion pour les visiteurs de repartir avec une création originale, voire de trouver l’inspiration pour un futur tatouage.

L’exposition est à découvrir jusqu’au samedi 7 novembre, à la salle Muriāvai de Te Fare Tauhiti Nui, à la Maison de la culture. L’entrée est libre et gratuite.

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