TNTV : A un an des Jeux, pouvez-vous nous assurer que tout sera prêt ?
Noëlline Parker : « On sait que tout est engagé pour que ce soit prêt. Que ce soit sur les sites de compétition ou nous-mêmes en tant que Comité organisateur, on est responsable de l’accueil des délégations. On est responsable de l’hébergement, des déplacements, de la restauration et aussi de la préparation des compétitions sur chaque site. Donc, on s’y attelle et on est sur les détails. La dernière année, on sera sur les détails de chaque concept sur chaque site ».
TNTV : Le bassin olympique sera finalement construit à Mamao, mais sans gradin. Pour une compétition internationale de cette ampleur, comment expliquer que le public ne puisse pas assister à la compétition ?
Noëlline Parker : « C’est un choix du gouvernement et c’est difficile également pour nous. Mais en raison des délais qui restent, on a dû faire des priorités. La ministre a fait ses choix. Et puis, pour nous, le plus important surtout, c’est qu’on puisse avoir un bassin aux normes olympiques ».
TNTV : Les Jeux ce sont 25 sites de compétition répartis entre Tahiti, Moorea et Raiatea, 4 500 athlètes attendus et près de 10 000 personnes avec les délégations. Comment toute cette organisation se met-elle en place ?
Noëlline Parker : « C’est assez complexe, effectivement. Mais je pense que c’est la raison pour laquelle le Comité organisateur va s’étoffer. On ne travaille pas tout seul. On remercie tous les acteurs qui sont autour de ces Jeux. Je pense notamment aux Pays, bien sûr, à l’État, à nos partenaires privés (…). Mais je pense aussi à ces bénévoles qu’on va aller chercher, les services civiques également. Donc, oui, c’est complexe, mais on est en train d’étoffer une équipe qui va coordonner tous ces Jeux ».
TNTV : En mai dernier, vous aviez atteint 2200 bénévoles. Mais, depuis, il y a eu des désistements. Cela porte préjudice à l’organisation…
Noëlline Parker : « Malgré tout, on reste optimistes parce qu’en fait, on continue à aller à la rencontre des associations, des associations de quartier, dans les communes. Aussi, on travaille avec les fédérations sportives qui n’ont pas encore enregistré leurs bénévoles, les confessions religieuses. Et puis, on fait aussi un appel à toutes les administrations et à ceux qui ont envie de donner un coup de main l’année prochaine. Je reste confiante quand même parce que plus on va arriver vers les Jeux, plus les gens vont vouloir aussi apporter leur contribution ».
TNTV : Pour quelles raisons ces bénévoles se désistent ?
Noëlline Parker : « Je pense qu’à un an, c’est difficile peut-être pour certaines personnes de se projeter, de se dire : ‘ OK, l’année prochaine, je fais ça’. Et puis, il y a d’autres projets qui viennent se greffer sur leur propre calendrier. Et donc, du coup, c’est vrai qu’on aimerait que ça se stabilise, mais on continue à avancer. Tous les mois, par exemple, nous organisons une animation à destination des volontaires dans chaque commune. La prochaine commune, ce sera Mataiea. L’idée, c’est d’aller à la rencontre de ces bénévoles, de leur expliquer les Jeux, de leur donner le virus de ces Jeux, l’esprit des Jeux, et d’apprendre à être ensemble et à travailler unis ».
TNTV : Entre les déplacements des délégations, les entraînements et les compétitions, les habitants de Tahiti doivent-ils s’attendre à de futurs gros embouteillages ?
Noëlline Parker : « L’idée, c’est bien sûr de travailler avec le prestataire des transports, mais aussi la Direction des transports, avec la gendarmerie, avec toutes les personnes qui peuvent nous aider à fluidifier justement ces déplacements. En que les sites de compétition sont répartis entre Mataiea et Hitia’a. Cela ne va pas être facile, mais je pense que ça, c’est un challenge, je le sais, c’est complexe. Mais avec les gens qui seront autour de la table, on va pouvoir trouver un concept qui ne soit pas trop pénalisant, on va dire, pour notre population ».
TNTV : Ce grand rendez-vous sportif a un coût. À combien estime-t-on ce coût aujourd’hui ? Les financements sont-ils bouclés ? Y aura-t-il des dépassements ?
Noëlline Parker : « Les financements sont bouclés, même si, au niveau du Pays, je suppose qu’ils sont en arbitrages. En tout cas, oui, ça se chiffre à quelques milliards. C’est le coût nécessaire, il est conséquent, mais c’est nécessaire pour pouvoir recevoir toutes ces délégations ».



