« La situation est grave et le gouvernement n’est pas à la hauteur » a déclaré en introduction Patrick Galenon, après une minute de silence en hommage aux soignants.
Le secrétaire général de la CSTP-FO est « pour le vaccin mais contre l’obligation vaccinale ». Il dénonce les mesures prises par certaines entreprises avant même l’application de la loi : les menaces de licenciement sur les employés non-vaccinés, les interdictions de missions pour les non-vaccinés, ou encore « les patrons plus gentils qui paient 15 000 Fcfp les employés pour qu’ils aillent se faire vacciner ».
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Mirelle Duval, secrétaire générale du syndicat du personnel de centre hospitalier du Taaone / CSTP-FO :
Face à lui, les représentants du personnel s’inquiètent de devoir dévoiler des secrets médicaux à leur employeur. Ils craignent pour leur emploi, et plusieurs s’élèvent aussi contre le passe sanitaire. Ils sont majoritairement favorables au vaccin mais veulent laisser le choix à chaque employé. D’autres encore regrettent que les enfants doivent être indirectement contraints à la vaccination, par exemple pour effectuer leur stage en entreprise.
Mais l’obligation vaccinale n’est pas le seul motif de mécontentement. Le syndicat déplore aussi le recul du pouvoir d’achat : « le caddie de la ménagère polynésienne a augmenté de 4% alors que le SMIG n’a pas augmenté depuis 2014 » déplore Patrick Galenon. Il regrette « une mauvaise gestion des pouvoirs publics, qui nuit surtout aux salariés ». Et selon lui, la crise économique est plus grave que ce qui est communiqué par le Pays.

« On est bien au-delà des 4 000 emplois détruits annoncés officiellement, on est plutôt à 10 000 : ça accroît le travail au noir et la vente de cannabis » assure-t-il. Selon lui, « il vaudrait mieux dépenser son énergie à contrôler les patrons qui emploient de faux patentés, avec toutes ces cotisations qui s’envolent, plutôt que des employés qui ne veulent pas se faire vacciner ». « On est dans une situation inédite où il faut nous battre pour conserver nos libertés et tenter d’en conquérir de nouvelles » a conclu Maheanuu Routhier, représentant de l’Éducation.
Le préavis de grève générale a été approuvé par tous les élus présents, moins six abstentions. Il portera sur la lutte contre l’obligation vaccinale, des augmentations de salaires et des revendications sectorielles.



