C’est un des choix prioritaires de l’opposition lors du collectif 3 : doter le Foyer Te aho nui d’une enveloppe initialement dédiée à la gestion d’un écomusée et à des travaux d’abris de bus. Le centre dédié à l’enfance et à la petite enfance a un besoin grandissant de moyens humains et matériels.
La structure date d’une trentaine d’années, les dortoirs sont d’origine. 600 enfants sont passés par là. Des enfants qui, avant d’être placés, ont été témoins ou victimes de scènes ou de gestes violents. Physiquement, ou psychologiquement. L’objectif est de leur offrir un cadre accueillant, sécurisant.
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« Les enfants n’ont pas choisi d’arriver à Te aho nui, aucun enfant n’a choisi de venir à Te aho nui, souligne Sandra Ebb, membre du bureau du conseil d’administration de Te Aho Nui. Il est temps de pouvoir leur offrir autre chose que cet environnement-là (…) C’est un parcours malheureux qui commence pour certains très jeunes et qu’il convient d’accompagner. Ça commence dès la porte de Te aho nui et donc la première nuit notamment au dortoir.«
Personnel de jour, de nuit, auxiliaire de vie, psychologue, techniciens. Te aho nui c’est un toit sur la tête, mais surtout une équipe mobilisée sans relâche. Ils accueillent jusqu’à 18 enfants de 3 à 12 ans avec deux places d’urgence, mais aussi jusqu’à six bébés, dans la pouponnière…
Hina Largeteau, directrice du foyer Te Aho Nui le rappelle : un enfant a besoin « de vivre des choses, des activités qui vont l’aider à grandir, et pas de se préoccuper des histoires d’adultes. (…) On essaie vraiment de les déculpabiliser du placement situé au foyer, dire « ce n’est pas toi qui es fautif, ce n’est pas toi qui es en tort », et ça change tout, parce qu‘ils savent pourquoi ils doivent patienter. Donc ils apprennent aussi la solidarité entre eux, parce qu’ils sont accueillis dans un quotidien collectif. On partage beaucoup de choses, et l’adulte est le référent principal. On va faire en sorte que l’enfant puisse se sentir bien entendu dans sa souffrance, mais aussi entendu dans ses besoins »
La structure ne désemplit pas. Ces 108 millions doivent désormais permettre d’améliorer le quotidien des enfants accueillis, pour quelques mois parfois, et bien plus longtemps pour certains.



