Le projet de loi du Pays défendu par le Tavini, le Tapura et A Here Ia Porinetia visant à abroger la réforme du régime des non-salariés (RNS) de la CPS a été présenté, ce lundi matin, en commission au CESEC.
Et les conseillers qui y participaient ont rendu un avis favorable « à l’unanimité, moins une voix, qui était une abstention », indique Léo Marais, membre du collège des employeurs. Un consensus « assez rare » au sein de l’institution qui traduit un sentiment général selon lui.
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« Quand on voit que le syndicat des patrons et le syndicat de salariés (…) ont voté à l’unanimité, ça montre bien une volonté pour tout le monde de retoquer ce texte. (…) Quand le monde patronal se retrouve en accord avec le monde salarial, syndical, c’est quand même qu’il y a un vrai souci », dit-il.
Parmi les arguments soulevés : « le manque de visibilité budgétaire » de la réforme. « On nous annonce des chiffres, on nous donne des pourcentages en disant que de basculer d’un régime à l’autre, ça va rapporter tant. En fait, c’est toujours dans l’hypothétique. On n’a pas de chiffres confirmés », ajoute Léo Marais.
Il pointe aussi du doigt « le manque de concertation » avec les partenaires sociaux : « c’est un texte qui nous a été imposé ».
Le projet de loi sera présenté prochainement en séance plénière au CESEC et, aux yeux de Léo Marais, il devrait là aussi obtenir sans surprise un large avis favorable. « Il est acquis », assure-t-il.
Le projet de texte porté par le Tavini, le Tapura et A Here Ia Porinetia devrait, dans les jours suivant, être transmis à l’Assemblée de Polynésie.
Selon Antony Géros, cité par nos confrères de Tahiti Infos, le vote de l’abrogation de la réforme par les représentants se fera le 21 mai « au plus tard ».



