Tepuaraurii Teriitahi, Edouard Fritch, Antony Géros, Nuihau Laurey et Nicole Sanquer assis à la même table. Ce jeudi, devant les médias, le Tapura,le Tavini et les non-inscrits ont co-signé une proposition de loi abrogeant la réforme du RNS.
« Cette initiative fait suite aux nombreuses difficultés apparues dès la sortie du texte ce qui a valu un moratoir qui repousse l’application à fin mai, explique Antony Géros. On a pu avoir un peu plus d’informations quant à la manière dont le texte allait s’appliquer et les distorsions que nous avons observées sont telles qu’on ne peut pas uniquement venir modifier ce texte.«
Les élus souhaitent abroger la réforme pour laisser les équipes travailler sur une version « beaucoup plus aboutie ».
La proposition de loi sera transmise au Cesec « en urgence », et sera ensuite déposé devant la commission de Santé de l’Assemblée avant un examen en séance. « Nous pensons le faire au plus tard le 21 mai prochain », a déclaré le président de l’Assemblée et membre du Tavini Huira’atira.
L’opposition et le Tavini vent debout contre une réforme du gouvernement : « Nous ne sommes pas en train de composer une nouvelle majorité, rassurez-vous, a lancé Edouard Fritch. À un moment donné, je crois qu’il faut aller au-delà de nos clivages politiques. »
« Notre objectif commun ça n’est pas de mettre le gouvernement de côté, c’est de revenir aux textes qui ont fondé cette réforme du RNS », a également souligné Nuihau Laurey.
« Je préfère agir en conservant un texte qui garantira la pérénité de notre système de santé, un texte qui permet l’application de mesures que vous avez initiées mais qui protège les plus modeste, qui reflète l’identité polynésienne à travers la solidarité et le partage. je vous ‘laccorde, c’est un texte qu’on doit améliorer (…) et je vous propose d’agir ensemble », a réagi le président Moetai Brotherson alors en séance à l’assemblée. « Je ne souhaite ni suspendre ni abroger cette réforme alors j’invite tous les élus qui souhaite à travailler en commun pour apporter des amélioration à ce texte. Je laisse à ceux qui veulent suspendre voire abroger cette réforme, la responsabilité d’expliquer demain à tous nos RNS qui sont également salariés, pourquoi ils devront cotiser au premier franc. Je laisse la responsabilité à ceux qui veulent suspendre ou abroger d’expliquer aux RSPF qui vont passer au RNS dans le contexte actuel pourquoi ils ne pourront plus être bénéficiaires, d’IJ (indemnités journalières, NDLR) ou de congés maternité. »
Sur les réseaux sociaux, le président du Pays a invité la population sous le chapiteau de la présidence samedi à 15 heures afin d’expliquer la réforme.



