Eliane Tevahitua et Ella Tokoragi reviennent du Vanuatu où elles ont participé à l’Atelier régional consacré à l’auto-détermination organisé à Port-Vila par le Vatu Mauri Consortium du 27 au 29 juillet derniers, et à la célébration de l’indépendance de cet Etat souverain le 30 juillet.
Un déplacement qui s’est révélé fructueux pour les militants pro-décolonisation car dans la résolution prise par le Vatu Mauri Consortium, « ils ont inclus la pétition du président Temaru, qui est une requête auprès de la société civile, de façon à ce que le processus de décolonisation qui est issu de la réinscription de notre pays, le 17 mai 2013, sur la liste des pays à décoloniser, soit amorcé par la France », a déclaré Eliane Tevahitua, ce vendredi matin à l’occasion d’une conférence de presse.
– PUBLICITE –
Le Vatu Mauri Consortium, en tant qu’ONG représentant la société civile, regroupe les conseils des femmes, de la jeunesse, des chefs et des Eglises du Vanuatu.
Pour l’élue Tavini, « par rapport à la réunion qui se tiendra au mois d’octobre à l’ONU, il est important d’avoir l’appui de la communauté internationale et aussi des Etats océaniens et à plus fort titre du Vanuatu parce que c’est quand même le Vanuatu qui nous a aidés à être réinscrits. Donc c’est très important, de manière à ce que la résolution puisse être agissante. »
« Nous voyons bien les tentatives de l’Etat pour faire en sorte que cette résolution soit vidée de tout son sens, a poursuivi Eliane Tevahitua. Et cette mission que nous avons effectué au Vanuatu rentre dans ce cadre-là, c’est de protéger cette résolution et d’inviter la France à rentrer dans ce processus de décolonisation qui est fixé par les règles internationales. C’est tout ce que nous demandons, et la reconnaissance du fait nucléaire bien sûr. »



