Un homme jugé aux assises pour un coup de poing fatal à son beau-frère

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Une nouvelle session de la cour d’assises s’est ouverte, ce jeudi, au palais de justice de Papeete. Un homme de 33 ans y est jugé pour avoir porté un coup de poing à son beau-frère, en décembre 2021, à Makemo. La victime est décédée quelques minutes plus tard des suites d’un lourd traumatisme crânien. Le procès doit s’achever ce vendredi. L’accusé encourt 20 ans de prison.

Les faits s’étaient déroulés au lendemain de Noël, le 25 décembre 2021, sur l’atoll de Makemo, dans l’archipel des Tuamotu. L’accusé et plusieurs amis et membres de sa famille avaient décidé de passer la journée à la plage. Un moment censé être convivial.

Mais en fin d’après-midi, la fête a viré au drame. Alors que tous les protagonistes avaient passablement bu, l’homme de 33 ans aujourd’hui s’est emporté contre sa compagne car celle-ci était ivre et il souhaitait qu’elle rentre à leur domicile. Devant son refus, il l’aurait violentée suscitant l’intervention de plusieurs des hommes présents.

Son beau-frère lui a ainsi porté un premier coup au visage. Après s’être mis en retrait du groupe, le trentenaire est revenu à la charge et a à son tour assené un violent coup de poing à la victime.

Celle-ci a alors lourdement chuté, sa tête heurtant violemment le sol. Malgré l’intervention des secours, l’homme est décédé quelques instants plus tard des suites d’un traumatisme crânien avec hémorragie.

Selon le médecin légiste, sa mort serait davantage la résultante de sa chute sur un sol « très dur » que directement liée au coup reçu.

« Je reconnais que je lui ai porté un coup, mais sans l’intention de lui donner la mort », a déclaré l’accusé, ce jeudi, à l’entame de son procès. En garde à vue, il avait déclaré avoir eu « très peur » de la réaction de son beau-frère.

« Il regrette amèrement », a assuré son avocat Me Loris Peytavit, en marge de l’audience, « c’était son beau-frère (…) Il n’a jamais voulu parvenir à ce résultat (…) C’est une responsabilité qu’il porte depuis des années ».

L’avocate de la mère de la victime, Me Betty Hayoun, a de son côté déploré que l’accusé, « extrêmement violent », cherchait à  « se présenter sous son meilleur jour » et à « minimiser sa responsabilité ».

Jugé pour violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner, le trentenaire, condamné en 2019 pour des violences sur sa compagne, encourt aujourd’hui une peine de 20 années de réclusion criminelle.

Il avait été placé durant 10 mois en détention provisoire dans le cadre de l’enquête avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire.

C’est donc libre qu’il comparait devant les jurés de la cour d’assises. Le procès doit s’achever ce vendredi.

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