De Tahiti au Théâtre antique d’Orange, César Raynaud vit son rêve de musicien

Publié le

Formé au Conservatoire artistique de Polynésie française, César Raynaud s’est fait une place sur les scènes de l’Hexagone. Installé à Paris, le batteur de 27 ans accompagne désormais Chiloo en tournée et assure les premières parties d’artistes comme Amel Bent ou Kendji Girac.

Le 24 juillet 2026 restera gravé dans sa mémoire. Ce soir-là, César Raynaud monte pour la première fois sur la scène du Théâtre antique d’Orange, un lieu mythique qui a accueilli des artistes de renommée internationale comme Matthieu Chedid, Sting ou David Guetta.

Pour le musicien de 27 ans, qui a grandi à Tahiti, cette date marque un nouveau cap dans une carrière en pleine accélération. « Le Théâtre antique d’Orange, c’était mythique. Franchement, là, on est sur une scène entre 7 000 et 10 000 personnes. C’était la première partie de Kendji Girac, c’était juste incroyable. »

 

– PUBLICITE –

César au Théâtre antique d’Orange

Installé à Paris depuis cinq ans, César Raynaud partage aujourd’hui son temps entre l’enseignement de la batterie et les concerts. À force de travail et de persévérance, il commence à se faire un nom dans le milieu professionnel. Après avoir été repéré par un label, il a rejoint cette année Chiloo, nouveau visage de la pop française, nommé dans la catégorie « Révélation francophone de l’année » aux NRJ Music Awards 2023.

Une collaboration née à la suite d’une audition. « C’était une audition. Je l’ai passée, ça s’est bien déroulé et, au final, ils m’ont pris. De fil en aiguille, j’ai pu partir en tournée avec lui. Ça fait maintenant environ cinq mois que je tourne avec Chiloo. »

Si les opportunités se multiplient aujourd’hui, la musique fait partie de sa vie depuis son plus jeune âge. À Tahiti, son père, Rodolphe, professeur de batterie et producteur de concerts, lui transmet très tôt sa passion du rythme.

Une passion pour la batterie dès le plus jeune âge

« J’ai commencé à le torturer, plaisante son père, il devait avoir dans les deux ans, un peu plus sérieusement vers l’âge de quatre ans et puis après, petit à petit, c’est devenu plus sérieux jusqu’à ce qu’il ait douze ans et qu’à l’âge de douze ans, suite au passage de Zucchero à Tahiti, il décide d’en faire son métier ».

Un rêve longtemps nourri à des milliers de kilomètres des grandes scènes. « Les opportunités ne sont pas forcément toujours, comment dirais-je, accessibles par l’éloignement de Tahiti. Mais en tout cas, c’est vraiment un vrai rêve de gosse. Moi qui ai grandi en Polynésie et qui ai toujours vu de loin toutes mes idoles faire de grandes choses », confie César.

César Raynaud réalise aujourd’hui son rêve de devenir musicien professionnel

En 2015, le jeune batteur décroche une médaille d’or au Conservatoire artistique de Polynésie française. Une distinction qui vient confirmer son potentiel et son envie d’en faire son métier. Son ancien professeur, Stéphane Rossoni, se souvient notamment de sa grande précision.

« J’ai découvert chez lui une précision extrêmement… vraiment, il était très précis et comme moi je faisais de la MAO à l’époque, la musique assistée par ordinateur, dans les projets, ils devaient créer leurs propres morceaux. Et le studio, c’est impitoyable. On sait que quand on fait un rythme de batterie, on regarde les grilles, on se dit : “Ouh là !” César était toujours bien sur les temps. Je me dis : “Waouh, sacrée précision, quoi.” Donc ça, il y a déjà ce petit plus. »

Aujourd’hui, entre les salles de cours et les scènes des festivals, César Raynaud poursuit son chemin. Une trajectoire construite avec patience et détermination, au rythme des tambours et des cymbales.

Dernières news

A lire aussi

Activer le son Couper le son