Anaëlle Lopez : la « bestie » bien-être qui veut transformer le quotidien des femmes

Publié le

Ancienne championne de bodybuilding, Anaëlle Lopez a quitté les podiums pour bâtir son entreprise dédiée au bien-être féminin. Devenue nutritionniste, elle met aujourd'hui ses compétences au service du quotidien de ses clientes.

Elle a franchi les portes d’une salle de musculation pour la première fois à 15 ans… Son nom ne vous est probablement pas inconnu. Anaëlle Lopez a été récompensée à plusieurs reprises. En 2016, à 18 ans, elle est devenue la plus jeune athlète tahitienne sacrée championne toutes catégories à l’IFBB Open Polynésie. Elle a ensuite enchainé les compétitions, et les podiums.

C’est pour reprendre confiance en elle que celle qui « détestait les salles de sport » s’est lancée dans le milieu. « J’étais très maigre à l’époque et on me faisait beaucoup de remarques sur mon physique quand j’étais au collège déjà. Ça a planté une petite graine dans ma tête. Il fallait que je change. Le fait de pouvoir être plus forte physiquement grâce à la musculation, ça me donnait l’impression que j’allais pouvoir être plus forte aussi mentalement. »

 

– PUBLICITE –

Après un BTS commerce à Tahiti, elle choisit de quitter sa terre natale pour l’Hexagone où elle change de voie. « En cours, je faisais tout sauf écouter. Je lisais des magazines, des articles à l’époque parce qu’il n’y avait pas encore tous les réseaux sociaux. Je bookinais, je faisais plein de recherches. Et j’étudiais déjà la nutrition et le domaine du sport. C’est comme ça que j’ai commencé à me dire qu’il va fallait que je change de cursus. »

Sur le continent, elle s’inscrit donc dans une école privée pour devenir nutritionniste. Mais en quittant le fenua, Anaëlle a un autre objectif : se donner une chance de rencontrer LE coach qu’elle rêve d’avoir : René Même. « Mon coach de l’époque à ma salle à Redzone, Yvan, me disait que si je voulais vraiment arriver à un très bon niveau en compétition, accéder à mes objectifs, et passer pro, il fallait que je rencontre un coach très connu en France qui s’appelle René Même. Il m’a juste glissé son nom, dans quelle ville il se trouvait. À partir de là, j’en ai fait mon objectif. »

Une fois dans l’Hexagone, Anaelle se rend au culot dans la salle de sport tenue par René Même et demande à le rencontrer. Elle se présente à lui et son souhait se réalise : il accepte de la suivre. L’enfant du fenua décroche rapidement sa carte professionnelle. Elle reçoit des propositions de plusieurs fédérations, notamment en Asie. « J’aurais été nourrie, logée, payée pour vivre de ça en fait avec des sponsors etc. »

Mais nous sommes fin 2019, et la covid arrive. Comme nombre de gens, la sportive se retrouve enfermée chez elle. « Je passais mes journées à réfléchir à mon projet professionnel. Petit à petit, je me suis détachée de cette idée de continuer les compétitions parce que je sentais qu’il fallait que je mette à ce moment-là toute mon énergie sur mon projet professionnel. Puisque c’était en même temps le moment où je finissais mes études.« 

Retour au fenua

Une rupture amoureuse l’oblige à rentrer à Tahiti plus vite que prévu. Là, après un temps de réflexion, elle décide de lancer son premier site Internet. Déjà présente sur les réseaux sociaux en tant qu’athlète, elle utilise ce canal pour faire sa promotion. L’année suivante, les demandes explosent. « J’ai vraiment eu du monde. Au point d’avoir une liste d’attente de 6 mois… Du coup, j’ai dû faire appel à une personne pour m’aider. Je n’avais pas prévu d’avoir une équipe. »

« Cet univers rose, un peu paillette, c’est juste la transcription de ma personnalité« 

Petit à petit, l’équipe grandit. Elles sont aujourd’hui deux nutritionnistes et une coach sportive. « Au feeling », sans vraiment rien calculer nous dit-elle, la jeune femme a fait évolué l’identité de son entreprise et, peu à peu construit un véritable univers, tout de rose et de paillettes. Un univers qui lui ressemble. « Il y a une partie, oui, forcément, qui est travaillée, c’est stratégique. Parce que quand tu as un objectif de vendre par ailleurs, il faut que ce soit stratégique. Mais à côté de ça, ce n’est pas fake. C’est moi en fait. Cet univers rose, un peu paillette, c’est juste la transcription de ma personnalité. »

La « bestie » qui vous veut du bien

Son public cible : les femmes. « Ça représentait, avant qu’on fasse le changement d’identité, 70% de notre clientèle. Les femmes sont quand même aussi plus complexes à accompagner. (…) Il faut prendre en compte les hormones pour pouvoir mettre en place une stratégie et pouvoir les aider au mieux. C’est souvent pour ça que les femmes ont du mal à atteindre leur objectif. C’est parce qu’on les accompagne comme tout le monde, alors qu’en fait non, les femmes devraient être accompagnées de manière complètement différente. (…) Quand tu cibles sur une catégorie de personnes, c’est beaucoup plus facile de l’aider. Là, dans tous nos suivis depuis qu’on a focalisé sur Glow, les femmes, on peut les aider à 1000%. »

Des clientes auxquelles elle s’adresse comme à des amies, bien loin du cliché du profressionnel de santé dans son cabinet. « Au début avec Anaëlle Lopez coaching, c’était une image très premium, très corporate en fait. On accompagnait tout le monde, hommes et femmes, de toutes catégories d’âge, de tout objectif, tout niveau. C’était vraiment cette image où tu rentres dans un cabinet de nutritionniste et c’est très professionnel. Même s’il y avait quand même ce côté amical du fait de ma personnalité. Mais au fur et à mesure du temps, on s’est rendu compte qu’en fait les gens recherchent de la connexion. En dehors du fait qu’ils ont besoin d’aide, ils recherchent quelqu’un avec qui ils peuvent partager des choses, ils peuvent se livrer. Donc pour pouvoir se livrer, il faut quand même construire un climat de confiance. (…) Je dirais que ça ne plaira pas forcément à tout le monde. Et c’est normal, tu ne peux pas plaire à tout le monde. Mais en tout cas, c’est vraiment l’objectif qu’on s’est donné de pouvoir montrer que oui, on peut t’aider, mais on peut aussi être ta copine avec qui tu peux te sentir à l’aise de partager des choses. »

Cette année 2026 est celle du changement : « Je commençais à m’ennuyer, je culpabilisais de ça. Je me disais (…) ‘le soleil brille, tu as du monde, ça se passe super bien, les gens sont super contents. Tu ne veux pas juste être contente ?’ Et en fait, non. Je me levais le matin, c’est comme si je n’avais plus d’objectif en fait. C’était la routine et je déteste la routine. J’ai besoin qu’il y ait tout le temps de la nouveauté, de nouveaux projets. »
Elle décide donc de collaborer avec des restaurateurs et lance la « Signature », une option saine sur la carte. Elle propose aussi des événements : des matinées et après-midis pour se retrouver entre femmes. Ailes de fées, menu travaillé et séance de sport, le mot d’ordre est « communauté ». « C’est vraiment un truc hyper important qu’on veut continuer à mettre en valeur. C’est cet esprit communautaire. »

Seule entrepreneuse de sa famille, Anaëlle se laisse guider par son intuition, dévore les podcasts sur l’entrepreneuriat et s’inspire de son parcours de sportive : « Les projets que j’ai aujourd’hui sont façonnés grâce à l’expérience que j’ai eue au niveau de la compétition. C’est ce qui m’a donné je pense la rigueur, que j’ai la détermination, le fait de travailler dur, de ne pas abandonner, de pouvoir tenir dans les moments difficiles. Avoir le sentiment d’accomplissement aussi à la fin. Je pense que tout ce que je fais aujourd’hui est vraiment lié à ça. »

La jeune femme de 29 ans ne regrette pas d’avoir quitté les podiums pour ses clientes. L’aventure « Glow » ne fait que commencer.

Dernières news

A lire aussi

Activer le son Couper le son