Le dollar recule en même temps que les prix du pétrole

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Le dollar perd du terrain lundi, de concert avec les cours du brut, face aux espoirs de progrès diplomatiques au Moyen-Orient et avant les élections législatives de mi-mandat aux États-Unis.

Vers 18H55 GMT, le billet vert lâchait 0,31 % face à la monnaie unique européenne, à 1,1195 dollar pour un euro et reculait de 0,11 % face à la devise britannique, à 1,3405 dollar pour une livre.

Les positions restent très éloignées mais, selon l’Iran, les consultations sont « intenses », pour éviter une reprise des hostilités avec les États-Unis.

Téhéran s’est dit prêt à rouvrir le stratégique détroit d’Ormuz  -au cœur du conflit- en deux jours au lieu du plan initial de sept jours, sous conditions.

Ces développements font dévisser les cours du pétrole lundi, le baril de Brent de la mer du Nord -référence internationale- cédant près de 8 %.

Or, la baisse des prix de l’or noir, libellés en dollars, diminue mécaniquement la demande en billets verts pour acheter des barils.

Le dollar avait été jusqu’à présent soutenu par son statut de valeur refuge et par les anticipations de hausse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) face aux risques inflationnistes dus à la guerre.

En parallèle, les opérateurs ont les yeux rivés sur les élections législatives de mi-mandat aux États-Unis prévues mardi.

« Les sites de paris attribuent aux démocrates une probabilité de 70 à 72 % de prendre à la fois la Chambre et le Sénat », explique Chris Turner, analyste chez ING.

Un tel scénario pourrait faire baisser le dollar car « il conduirait vraisemblablement à une impasse sur le plafond de la dette, à une paralysie prolongée du gouvernement l’année prochaine et pourrait encourager le président Trump à poursuivre un agenda de politique étrangère encore plus interventionniste », souligne l’analyste.

Les acteurs du marché attendent aussi les chiffres officiels de l’emploi américain pour le mois d’octobre, qui doivent être publiés vendredi.

Des chiffres solides pourraient « conforter le scénario d’un relèvement des taux de la Fed en décembre », note Kevin Ford, de Convera.

Les créations nettes d’emplois avaient surpris par leur faiblesse en septembre.

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