En quelques mois, les smoke shop ont fleuri un peu partout à New York, le plus souvent dans un esprit fun et marketing, typique de la grosse pomme.
Au cœur de Manhattan, une boutique se revendique comme la plus importante du monde avec 2 000 articles en vente. Elle propose tout ce qui contient du cannabis, qu’il soit thérapeutique ou récréatif.
« La légalisation a permis de trouver plus de choses différentes, d’originalité dans les produits… Chacun a pu briller à sa manière. Et c’est l’essentiel : parce que quand c’est illégal, vous avez peur. Peur d’aller en prison, peur de prendre une amende. Mais quand c’est légal, vous êtes libre de vous exprimer librement et de devenir créatif » explique Swar Atir, le directeur de la boutique.
Chewing-gum, baume, herbe à fumer, bangs et jeux de toute sorte… À partir de 21 ans, le client peut commander en ligne, ou sur un serveur, comme dans un fast-food :


Les points positifs relevés par les consommateurs : les produits vendus sont de meilleure qualité, et surtout, plus besoin de se cacher, ni pour acheter ni pour fumer : « C’est devenu facile d’accès. On n’a plus besoin d’aller voir un dealer louche ou d’approcher des gens en qui on pourrait ne pas avoir confiance et qu’on verrait pour la première fois. Au lieu de ça, on peut venir à un magasin comme celui-ci. »
Mais tous les New Yorkais, même ceux qui consomment, ne voient pas la légalisation de manière aussi positive. Pour Christopher Varvaro, un client, c’est même une grave erreur, qui nuit à l’image de la ville, où flotte désormais partout une odeur de Marijuana. Pour lui, le pire est à venir : « Il y a des endroits où on a légalisé depuis longtemps, comme l’Oregon, la Californie ou le Colorado, et les gens fuient les villes très rapidement, parce qu’il y a des drogues partout. Ca commence avec une seule drogue, mais ensuite il y a une escalade. Parce que quand on peut avoir accès à une drogue, ensuite, on en veut une autre. »
D’autres s’inquiètent aussi des effets sur le tourisme, dans cette ville qui accueille 65 millions de visiteurs chaque année, et où il n’est plus rare de voir un junkie égaré au milieu de Times Square.



