La réponse de Paris est désormais claire : la France ne donnera pas son accord au déplacement d’une mission de visite des Nations Unies en Polynésie française.
Ce refus intervient alors que la demande avait réussi à réunir une très large majorité des élus polynésiens. Le 24 septembre dernier, l’Assemblée de la Polynésie française avait adopté quasi à l’unanimité une résolution demandant notamment la venue au fenua d’une mission de visite des Nations Unies, avec l’accord de l’État.
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Paris maintient ainsi la ligne défendue depuis plusieurs années devant les instances onusiennes. La France considère qu’il n’existe pas de processus entre elle et la Polynésie française prévoyant un rôle pour les Nations Unies. Elle avait déjà précisé que sa participation aux travaux de la Quatrième commission de l’ONU ne signifiait pas un changement de position sur le statut du territoire.
Le président du Pays, Moetai Brotherson, s’était d’ailleurs montré pessimiste quant à une éventuelle évolution de la position française, indiquant ne pas voir « la position de la France évoluer ».
La demande de mission avait pourtant permis un rare consensus à Tarahoi. Si indépendantistes et autonomistes divergent sur l’avenir institutionnel du Pays, une très large majorité des représentants s’était accordée sur la venue d’une mission onusienne en Polynésie française.
La semaine dernière, le gouvernement polynésien avait également adopté un vœu invitant l’État à engager un « dialogue de décolonisation » avec les institutions du Pays, avec l’accompagnement des Nations Unies. Moetai Brotherson doit défendre la position du gouvernement polynésien à New York devant la Quatrième commission de l’Assemblée générale des Nations Unies.



