Parau Ti’amā : la jeunesse au cœur de la transmission des langues du Fenua

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Transmettre nos langues autochtones pour qu'elles ne s'effacent pas : c’est tout le sens du festival Parau Ti'amā à la Maison de la culture. Entre immersion pédagogique pour les jeunes et concours de déclamation sur scène, l'événement célèbre la richesse de notre patrimoine oral.

Une immersion au cœur des langues du Fenua. Pour sa 4ᵉ édition, le festival Parau Ti’amā réunit plus de 300 scolaires à la Maison de la culture. Au programme : des ateliers avec des artisans, linguistes et artistes, pour encourager la jeunesse à pratiquer sans complexe. « L’objectif c’est de ne pas avoir honte de s’exprimer, avoir le courage de le faire, déclare Vaitua Tokoragi, directeur de Te Fare Tauhiti Nui. C’est notre vision qu’on souhaite mettre en avant, c’est de permettre à tout le monde de participer. »

En marge du festival, le concours ‘Ārere valorise la déclamation et l’écriture autour du thème Tiaturi, l’espoir. De Tahiti aux archipels, toutes les langues polynésiennes sont représentées, de la catégorie jeune aux orateurs confirmés.

 

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« Faut pas oublier que nous sommes un peuple ma’ohi, il n’y a pas que la langue tahitienne, rappelle le président du jury du concours ‘Ārere Pierrot Faraire. C’est très divers. Aux Australes, il y a cinq langues. Faut pas oublier la langue marquisienne, mangarévienne, pa’umotu. C’est de valoriser toutes nos langues polynésiennes. »

Parmi les candidats de cette édition, Vaituki Tepehu, 17 ans, élève au lycée Don Bosco de Pirae. Avec deux semaines de préparation aux côtés de sa professeure de lettres, le jeune orateur est venu présenter un texte fort sur la réappropriation identitaire. « J’ai déclamé sur la langue de Tahiti, la culture polynésienne. Que les colonisateurs, quand ils sont arrivés ici, ils ont pris notre langue et nos valeurs. Je voulais faire passer un message par-dessus Turo a Raapoto qui est l’auteur de mon ‘ōrero.« 

« Je lui ai laissé le temps d’apprendre par cœur, de comprendre également le texte, de pouvoir éprouver des émotions, de pouvoir transmettre des émotions à son tour… Le texte n’a pas été choisi au hasard, souligne Mahana Domingo, professeure de lettres et de tahitien Lycée Don Bosco. Selon sa personnalité, je trouvais que ce texte lui convenait. Et hier, on a travaillé ce qui était intonation et présence.« 

Transmettre les savoirs pour que le reo continue de vivre au quotidien. L’année prochaine, le festival Parau Ti’amā et le concours ‘Ārere prendront une nouvelle dimension, mutualisés lors de la période de Matari’i i raro.

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