Hao : des campagnes de prospections archéologiques prévues en 2027

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Vingt-deux sites culturels ont été répertoriés sur les différents atolls de la commune de Hao. Mais les connaissances restent encore très parcellaires. Des campagnes de prospections archéologiques doivent être menées en 2027 afin de localiser et de préserver les vestiges encore présents.

Marae, fosses de culture, anciennes églises… Le patrimoine culturel de la commune de Hao demeure encore largement méconnu. La Direction de la culture et du patrimoine (DCP) y a recensé 22 sites, désormais réunis dans un répertoire accompagné d’un atlas géographique.

Présenté par la ministre de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Culture, ce travail doit servir de base aux actions de protection, de conservation et de valorisation programmées en 2027.

Les données disponibles restent toutefois limitées et la localisation précise de nombreux vestiges doit encore être confirmée. Des campagnes de prospections archéologiques sont donc prévues sur les différents atolls afin d’inventorier le plus grand nombre possible de structures. L’objectif est d’améliorer la gestion et la préservation de ces sites, mais aussi de permettre aux habitants de se réapproprier leur culture, leurs coutumes et leurs traditions.

Des sites rarement étudiés

Composée des trois communes associées de Hao, Amanu et Hereheretue, la commune rassemble douze atolls. En 2022, ceux-ci comptaient respectivement 1 009, 154 et 64 habitants.

À Hao, plusieurs marae avaient été répertoriés au début des années 1930 par l’archéologue Kenneth Emory. Mais aucune nouvelle étude archéologique n’y a été menée depuis. À partir des années 1960, l’atoll est devenu une base majeure du Centre d’expérimentation du Pacifique, une place particulière dans l’histoire des essais nucléaires qui pourrait expliquer cette longue absence de recherches.

À Amanu, douze sites, principalement des marae, ont été inventoriés en 1985 par l’archéologue Éric Conte. Leur état de conservation reste aujourd’hui méconnu, faute de nouveau récolement. Cinq sites ont par ailleurs été retrouvés à Rekareka — trois marae et deux zones de fosses de culture — et cinq autres à Tauere, selon la même répartition.

À Hereheretue, aucune donnée culturelle n’est actuellement répertoriée. En raison de leur éloignement géographique, ses atolls n’ont encore jamais fait l’objet de prospections archéologiques. Une absence de recherches qui ne signifie toutefois pas qu’ils sont dépourvus de sites culturels.

Des vestiges chargés d’histoire

Le patrimoine de la commune témoigne également des premiers contacts avec les Européens et de la christianisation des Tuamotu. À Amanu, des vestiges de canons découverts sur le récif ont longtemps été associés à une possible épave du San Lesmes, navire espagnol disparu dans le Pacifique au XVIᵉ siècle.

L’ancienne église Saint-Paul de Hikitake, à Amanu, date quant à elle de 1875. À Hao, l’église Saint-Pierre d’Otepa a été construite autour d’une première église en bois datant de 1870.

Les traditions orales locales restent notamment marquées par les figures de Munanui et de Tuohea. Aujourd’hui, l’économie de ces atolls repose principalement sur la pêche, la coprahculture et, dans certains d’entre eux, la perliculture.

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