Îles Matthew et Hunter : la France réaffirme sa souveraineté face au Vanuatu

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La France exclut de renoncer à sa souveraineté sur les îles Matthew et Hunter, revendiquées par le Vanuatu, et répondra "en temps voulu" à sa requête devant la CIJ, a déclaré mercredi la ministre qui dirige la délégation française au 55e Forum des îles du Pacifique aux Palaos.

« La position de la France est claire et ferme. C’est une position de dialogue, une position d’ouverture, mais c’est surtout un rappel de la souveraineté de la France sur ces îles », a affirmé Eléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie et des Partenariats internationaux.

Il faut « discuter, négocier, essayer de trouver des solutions sans renoncer à la souveraineté. Il n’en a jamais été question », a-t-elle insisté.

 

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Paris prend acte « à ce stade » de la requête du Vanuatu devant la Cour internationale de justice (CIJ) et répondra « sur la juridiction » et « sur le fond », a-t-elle ajouté.

Situés à environ 300 kilomètres au sud du Vanuatu et à plus de 400 kilomètres à l’est de la Nouvelle-Calédonie, ces îlots inhabités de moins d’un kilomètre carré garantissent à la France une zone économique exclusive (ZEE) de 350 000 kilomètres carrés.

Le Vanuatu revendique ces terres depuis son accession à l’indépendance vis-à-vis de la France et du Royaume-Uni en 1980.

« Nous avons décidé que nous avions discuté de ce problème assez longtemps, et nous avons maintenant soumis une requête à la Cour » pour résoudre « ce problème », a pour sa part déclaré Ralph Regenvanu, ministre vanuatais de l’Environnement, qui conduit une délégation de son pays au Forum.

Si Paris n’accepte pas la compétence de la CIJ, « l’autre voie consiste à demander un avis consultatif » via « un vote à la majorité de l’Assemblée générale des Nations unies », a-t-il expliqué.

Parmi les preuves à présenter, il a cité un « dossier culturel » soutenu par « les chefs coutumiers de Kanaky, qui reconnaissent que Matthew et Hunter appartiennent au Vanuatu ».

La CIJ avait annoncé mardi le dépôt de cette requête, en précisant qu’aucun acte de procédure ne serait effectué tant que Paris n’aurait pas accepté sa compétence sur ce dossier.

La France et le Vanuatu ont entamé en 2025 des discussions pour trouver un consensus, en particulier sur les délimitations de la ZEE de chacun. Elles devaient initialement se poursuivre début 2026, mais ont dû être repoussées pour éviter un télescopage avec des échéances électorales en Nouvelle-Calédonie.

En mai, le Premier ministre de Vanuatu, Jotham Napat, a accusé Paris de pratiques coloniales et menacé d’utiliser « toutes les voies diplomatiques et juridiques internationales » si les discussions n’aboutissaient pas.

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