Exit la motion de renvoi, Antony Géros se recentre sur la direction du Tavini

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Le délai pour le dépôt d'une motion de renvoi du gouvernement Brotherson, de toute façon écartée par les différents groupes de Tarahoi, arrive à échéance ce vendredi. Le président de l'Assemblée et vice-président du Tavini Huiraatira Antony Géros se focalise sur son parti, dont il pourrait prendre la tête à la suite d'Oscar Temaru. "Peut-être que ça va être une des décisions qui va ressortir demain", annonce-t-il.

L’hypothèse du dépôt d’une motion de renvoi du gouvernement Brotherson, théoriquement possible pour quelques heures encore, n’aura – sauf ultime revirement de situation – pas lieu. Antony Géros, vice-président du Tavini Huiraatira, l’avait confirmé, hier, au moment d’annoncer qu’il comptait demander au haut-commissariat de déférer devant le Conseil d’Etat la procédure lancée par le président du Pays pour faire passer son collectif budgétaire numéro 2.

Il l’a répété, ce vendredi, en marge de la cérémonie pour les 211 bacheliers titulaires de la mention très bien, à Tarahoi. « La motion de renvoi, c’est quand même un exercice difficile parce que ça demande que le groupe qui la souhaite dépose un collectif amendé avec le nom de quelqu’un qui lui remplace. Et je pense que c’est très compliqué, même si le législateur a jugé utile de pouvoir le faire, mais dans une petite collectivité comme la nôtre, ce n’est pas tout à fait comme ça que les affaires se règlent en politique », analyse-t-il.

 

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Une complexité procédurale qui impose en effet au groupe indépendantiste le plus fourni de sceller des alliances contre-nature avec les autonomistes. L’équation de la motion de défiance – une autre possibilité évoquée par Tahiti Infos – est, selon lui, aussi difficile à résoudre. Mais pas impossible.

Le président de l’Assemblée se fait évasif. « Il faudrait au moins 35 élus et il n’y a pas 35 élus dans chacun des groupes existants à l’Assemblée. Donc nécessairement, il va falloir peut-être au détour de discussions (…). Mais on a connu ça, on a connu ça plusieurs fois par le passé. Et donc peut-être que oui, peut-être que non. On ne peut pas répondre au stade où on est »,

La question cruciale du leadership au Tavini Huiraatira, et d’une éventuelle relève portée par lui-même à la suite d’Oscar Temaru, reste entière. Le vice-président du parti renvoie la décision finale aux instances démocratiques du mouvement. « Il n’y a pas vraiment d’ambiguïté au niveau du Tavini. Peut-être que ça va être une des décisions qui va ressortir demain lorsqu’on va rencontrer nos fidèles et nos troupes, nos militants, pour que le Tavini, à travers la parole du metua, puisse poser véritablement les décisions qu’attendent l’ensemble des militants », conclut-il.

Hier soir, le parti publiait un nouveau communiqué incendiaire à l’égard de Moetai Brotherson. De quoi donner le ton des discussions à venir.

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