La moitié est des Etats-Unis sous une chaleur « atroce »

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Des millions d'Américains font face jeudi à une chaleur extrême et suffocante, notamment à New York, Philadelphie et Washington, où la canicule pourrait peser à la fois sur le Mondial de football et les célébrations à venir du 250e anniversaire des Etats-Unis.

Une « vague de chaleur dangereuse et record » frappe la moitié est des Etats-Unis, ont alerté les services météorologiques américains (NWS) et devrait durer dans la côte est très peuplée jusqu’au week-end et la fête nationale du 4 juillet.

Dans la capitale Washington, une chaleur étouffante régnait en début d’après-midi, avec un ressenti de 44°C. 

Près de la Maison Blanche, June Martin, vendeur à la sauvette de 65 ans s’affaire tant bien que mal sous un parasol. « Il fait très, très humide. C’est atroce« , peste-t-il auprès de l’AFP, le visage en sueur.

« Si vous n’avez pas besoin d’être dehors, n’y restez pas« , insiste-t-il. « Moi c’est parce que j’ai une bonne raison d’être ici (…) c’est comme ça que je paie mes factures ».

A New York, les températures ressenties devraient elles atteindre dans la journée les 43°C tandis que dans sa périphérie, des pics à 46°C devraient être enregistrés.

A Central Park, le mercure a atteint à 13H51 les 100 Fahrenheit (38°C), avec un ressenti de 41°C, une première depuis juillet 2012, selon les services météorologiques. Ailleurs à New York, il a gagné les 104F (40°C), un record pour un 2 juillet. Plus au nord, à Boston, un autre record journalier a été enregistré avec 37°C.

« Vraiment dur »

D’autres devraient être battus vendredi et samedi et « des records mensuels voire historiques sont possibles », a prévenu le NWS, ajoutant que cette chaleur sera aggravée par un air très chargé en humidité.

Bien qu’une majorité de bâtiments aux Etats-Unis soient équipés de systèmes de climatisation et de refroidissement, les canicules font davantage de morts dans le pays que les ouragans et les inondations.

Les enfants et personnes âgées ainsi que les travailleurs en extérieur sont particulièrement à risque. « C’est vraiment dur« , confie à l’AFP José, employé du BTP à Washington, casque de protection sur la tête.

Malgré la canicule, sa journée de douze heures n’a pas été écourtée. Alors, il tente de s’adapter : « Je prends un peu de temps, cinq ou quinze minutes de pause pour rentrer à l’intérieur, puis je retourne travailler« .

A New York, Trey Parker, 27 ans s’efforce lui de trouver des solutions pour garder ses deux enfants au frais. Face à cette chaleur record, sa climatisation « s’arrête parfois de fonctionner« , explique-t-il. « On a dû sortir pour prendre l’air, acheter des glaces et se rafraîchir un peu. »

Cet épisode caniculaire frappe plusieurs grandes villes et inquiète les autorités en raison de sa longueur et de son intensité, mais aussi des températures nocturnes qui ne devraient apporter que « peu de répit« .

A Washington par exemple, le mercure devrait tomber au plus bas à 27°C dans la nuit.

Réseau électrique à la peine

Face à ces températures extrêmes, les réseaux électriques, dont celui de New York, étaient sous forte pression jeudi.

Afin d’éviter sa saturation, le maire de la ville Zohran Mamdani a enjoint ses administrés à régler leur climatisation sur 78F (25,5°C) et non pas plus froid, s’attirant des critiques.

Cette canicule doit se poursuivre jusqu’à samedi et pourrait ainsi perturber les célébrations du 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis.

Un rodéo prévu jeudi soir à Washington dans le cadre des festivités a été reporté et la tenue d’un grand concert devant le Capitole semble menacée par la chaleur. Des orages pourraient également jouer les trouble-fête, a prévenu le NWS.

La Coupe du monde de football, qui se déroule actuellement aux Etats-Unis ainsi qu’au Canada et au Mexique, pourrait également être affectée.

Si quelques stades du Mondial sont équipés d’un toit, de la climatisation ou des deux (comme ceux d’Atlanta ou encore de Dallas et Los Angeles), beaucoup sont à ciel ouvert, comme celui de Philadelphie, où la France affrontera samedi le Paraguay en huitièmes de finale.

Partout dans le monde, les vagues de chaleur deviennent plus intenses et plus fréquentes en raison du changement climatique, principalement causé par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz.

La canicule historique qui s’est récemment abattue sur une grande partie de l’Europe en est un exemple.

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