Sauvé par ses binômes lors d’un incident en plongée : « Sans eux, je ne serais peut-être plus là »

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Après plusieurs drames survenus ces derniers mois lors de sorties de pêche sous-marine, Teariki Schmit, pêcheur expérimenté, rappelle que le danger peut surgir à tout moment. Vendredi dernier, au large de Tetiaroa, il a été victime d'un incident lors d'une remontée. Il doit son salut à la réactivité de ses deux binômes. Aujourd'hui, il souhaite sensibiliser l'ensemble de la communauté à l'importance de la vigilance en mer.

Une belle prise, puis tout bascule à une quinzaine de mètres sous la surface. Teariki Schmit ne le sait pas encore, mais l’une de ses palmes vient de céder. Une casse matérielle qui va considérablement compliquer sa remontée : « J’avais tiré un poisson qui était quand même assez lourd. Il a commencé à me tracter un petit peu. À la remontée, j’ai senti que je n’avais plus trop de force. Je commençais à paniquer un peu. Quand j’ai voulu appeler mon copain, mon binôme, j’ai vu qu’il était déjà à mon secours. Il était pas très loin de moi. Du coup, ça m’a rassuré. Il a pris mon fusil, il a tiré le poisson. J’ai essayé de nager encore et j’ai tendu la main vers mon deuxième binôme, qui est venu me tirer jusqu’à la surface ».

À la surface, ses partenaires comprennent immédiatement que quelque chose ne va pas. Un réflexe qui lui a probablement sauvé la vie : « Ils ont vu que j’avais mis du temps sous l’eau et que j’avais besoin d’aide. Ils ont vu que je manquais de puissance. Du coup, ils sont venus avant même que je demande de l’aide ».

 

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Une fois revenu à l’air libre, la situation reste critique. Cette plongée aurait pu avoir des conséquences dramatiques pour ce pêcheur professionnel de 27 ans : « J’étais vraiment limite au niveau de l’air. Dès que le copain m’a emmené à la surface, j’ai commencé à suffoquer pendant plusieurs secondes. Heureusement que mes copains m’ont tenu parce qu’apparemment je commençais à recouler vers le fond. Ils m’ont tenu tous les deux le temps que je récupère, que je reprenne ma respiration… »

Sa compagne, Manuhiri Desclaux, a assisté à toute la scène depuis le bateau, lors de cette sortie de pêche au large de Tetiaroa : « Je me suis dit, peut-être que c’est un requin qui le tracte, il se passe quelque chose et on comprend pas ce qui se passe. C’est compliqué quand tu es à la surface. En plus, il avait un drole de regard, comme s’il regardaitdans le vide. C’est surtout de le voir remonter et trembloter à la surface qui m’a fait peur. Avec tout ce qui s’est passé récemment, j’avais peur de le perdre sous l’eau ».

« Un incident, ça peut vite arriver. Là, ce n’était pas forcément la condition physique. C’est une casse et ça aurait pu être dramatique. (…) Sans mes binômes, je ne serais peut-être plus là » rappelle Teariki qui chasse depuis ses 12 ans, et ne part jamais seul.

Cette mésaventure rappelle que, sous l’eau, l’expérience ne remplace jamais la vigilance. Même les plongeurs les plus aguerris ne sont pas à l’abri d’un incident imprévu.

Pour ces passionnés des fonds marins, la leçon est claire : en quelques secondes, un binôme attentif peut faire la différence entre un simple incident et un drame.

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