Chasse sous-marine : sensibiliser pour éviter les drames

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Discipline exigeante, entre performance physique et maîtrise de soi, la chasse sous-marine attire de plus en plus de passionnés en Polynésie française. Mais derrière l’aspect sportif, les risques restent bien réels. Pour allier pratique et sécurité, un stage de prévention était organisé ce dimanche avec un champion de la discipline.

Ils sont 20 stagiaires à avoir répondu présent. Dive and Sea et la Fédération tahitienne des sports subaquatiques de compétition (FTSSC), organisaient aujourd’hui une formation visant à rappeler que la chasse sous-marine reste une pratique exigeante et dangereuse.

« Toutes les familles ont un fusil de chasse sous-marine à la maison et beaucoup pratiquent cette activité qui est une activité magnifique, mais extrême et vraiment accidentogène. On ne peut pas se permettre aujourd’hui de se mettre à l’eau sans avoir un minimum de connaissances et de bonnes pratiques » rappelle Maui Taea, cadre technique de la FTSSC.

 

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(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Au programme : réglementation, consignes de sécurité et compréhension des risques. Un accent particulier est mis sur l’apnée et ses effets sur le corps, encore trop souvent sous-estimés par le pratiquants : « On essaie de voir les règles de base en matière de règlementation déjà, mais surtout de sécurité. Donc les bons comportements à avoir, et surtout les risques physiologiques liés à l’apnée, dont le principal qui est la syncope ».

Car les accidents peuvent survenir en tout temps, les participants repartent avec un message clair : ne jamais pratiquer seul et toujours anticiper les risques. « C’est un sport dangereux et ici les gens n’en ont pas forcément bien conscience. Même des personnes qui pêchent dans le lagon et qui ne vont pas au fond peuvent avoir des problèmes, et là, tout seul, c’est foutu. C’est pour ça, il faut tout prévoir » admet Nuihau Laux, stagiaire à la prévention en chasse sous-marine.

Les participants au stage de prévention. (Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

À ce jour, plus de 3 000 personnes ont été formées par la fédération. Mais les organisateurs comptent bien renouveler leurs actions pour toucher encore plus de pratiquants, et réduire les accidents en mer.

Taina Orth, championne du monde de pêche sous-marine

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