L’annulation de la « délibération Géros » confirmée en appel à Paris

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La cour administrative d’appel de Paris a rejeté, dans une décision rendue la semaine dernière, la requête de l’Assemblée de Polynésie française visant à faire annuler la décision d’annulation de la « délibération Géros » pour pousser l’État à entamer un dialogue de décolonisation. Comme en première instance, la juridiction a considéré que « seul le président » du Pays était en droit d’agir au nom de la Polynésie.

Bis repetita. Comme attendu, la cour administrative d’appel de Paris n’a pas fait droit à la demande de l’Assemblée de Polynésie.

Celle-ci avait saisi la haute juridiction pour faire annuler le jugement du 10 juin 2025 du tribunal administratif de Papeete. Celui-ci avait prononcé l’annulation de la délibération adoptée en décembre 2024 à Tarahoi et destinée à permettre à Antony Géros de saisir la justice et les instances internationales pour « provoquer un dialogue de décolonisation » avec l’État.

Mais la cour administrative d’appel de Paris a eu la même lecture juridique du dossier. Dans son arrêt en date du 12 décembre, elle a en effet considéré « que seul le président de la Polynésie française représente la Polynésie française ». Par conséquent, celui de l’Assemblée ne peut « agir en justice qu’au nom » de Tarahoi, et non en celui du Pays.

« La délibération contestée, en habilitant le président de l’assemblée de la Polynésie française à déposer un recours préalable auprès de l’Etat et, le cas échéant, à saisir toutes juridictions françaises et internationales (…) pour provoquer un ‘dialogue de décolonisation’ avec l’Etat, (…) habilite ledit président à représenter la Polynésie française, et non sa seule assemblée », a estimé la cour administrative d’appel de Paris.

Or, « une telle habilitation excède les pouvoirs » dévolus au président de l’Assemblée « et méconnaît la répartition des compétences », ont encore écrit les magistrats administratifs.

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