Tahiti Nui Télévision : Pour revenir sur cette moisson historique et tirer le bilan de ces championnats, nous recevons ce soir Rodolphe Apuarii, président de la Fédération Tahitienne de Va’a. Alors Rodolfe, on vient de le voir, ces Mondiaux de Singapour se soldent par 87 médailles pour Tahiti, dont 45 en or. Ça fait aussi 26 en argent et 16 en bronze. C’est un nouveau record, celui qui dépasse Hilo. Est-ce que ce chiffre correspond à l’objectif que vous vous étiez fixé ?
Rodolphe Apuarii, président de la Fédération Tahitienne de Va’a :« Tout à fait. Sur le projet que nous avons mis en place, c’est de dépasser déjà les 40 médailles de Hilo et après, un objectif de rajouter 5 médailles en plus. Donc on y est arrivé. On ne pouvait pas aussi trop aller parce qu’après ça va être très difficile pour pouvoir rebattre ce record. Donc on a misé juste. »
Comment expliquez-vous cette progression ?
« Nous avons cette fois-ci mis en place une nouvelle formule, c’est-à-dire que la délégation de Tahiti est partie avec une sélection en cadets, cadets, cadettes, juniors filles et garçons et les seniors hommes et dames. Donc c’est une équipe de sélection. Alors que les autres années, on partait à peu près à les juniors, une dizaine de sélection, les seniors à peu près même, donc à peu près à une trentaine, quarantaine d’athlètes en sélection. Aujourd’hui, nous sommes partis avec 98 sélections avec le staff et c’est des athlètes, on dirait, de bonne envergure pour pouvoir aller chercher ces médailles. Alors qu’avant, on avait les clubs après qui récupéraient leurs athlètes, mais ils avaient toujours cette faiblesse d’avoir une équipe qui n’est pas fait en sélection. Donc celle que nous avons mis aujourd’hui, c’est une sélection en élite et la même sélection revient en club. »
– PUBLICITE –
Alors, ça fait beaucoup de monde à envoyer à Singapour. Comment ça se passe au niveau de la logistique, des financements, par exemple ?
« Pour les financements, nous avons demandé déjà en début d’année la demande de subvention et qui a été actée par le gouvernement. Donc on remercie le président et son gouvernement et le ministère car nous avons eu trois ministres entre les deux mondes aujourd’hui. Mais on les remercie tous pour pouvoir avoir cette subvention.
Et au niveau de la logistique, comme c’est pas la première fois qu’on engage la fédération, nous avons l’équipe qui s’occupe des rameurs. Nous avons celle qui s’occupe du secrétariat, les bénévoles, parce que nous avons envoyé aussi cette fois-ci quatre bénévoles pour pouvoir faire la cote-part de la restauration du midi, les rames, le transport des rames. Enfin préparer tout à ce que les rameurs arrivent à la place de course les mains vides. Ils arrivent, on leur donne leurs rames et tout, leurs gilets. On remercie aussi le coach des Jeux du Pacifique, puisqu’il nous a envoyé une commande de 60 gilets vers Singapour et que nous avons ramené pour les Jeux du Pacifique l’année prochaine. »
Au classement final des nations, Tahiti termine loin devant Hawaii et la Nouvelle-Zélande. Est-ce qu’on peut dire encore que Tahiti est intouchable ou pas pour longtemps ?
« Avec ce qu’on a mis en place, avec cette jeunesse-là, on a encore du temps pour regarder, parce qu’elles vont monter de catégorie et cette même équipe pour nous va avancer et je pense qu’on a encore du temps. »
On va parler aussi des Jeux du Pacifique. Philippe Bernardino a évoqué un manque de structure pour préparer les prochaines échéances. Quels sont aujourd’hui les besoins prioritaires de la Fédération en matière d’infrastructures ?
« Aujourd’hui, comme nous avons organisé déjà depuis 2018 le championnat du monde, on voit à peu près nos installations et je pense qu’en fin d’année et début d’année prochaine, on aura ce que nous avons demandé, c’est cette demande d’infrastructure, puisque les bâtiments sont déjà faits. Le plan d’eau vient d’être mis en place avec un championnat de kayak et un test event pour la Fédération avec des courses V6 et V1 et avec l’assistance de la présidente de la Fédération internationale qui est venue voir sur la préparation et avec des officiels qu’elle a validés. Donc la Fédération aura à peu près une vingtaine d’officiels qui seront dans le mouvement du comité organisateur de va’a.«
Merci beaucoup Rodolphe d’avoir accepté notre invitation.



