Violences faites aux femmes devant la justice : une hausse de 15 % en un an au fenua

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L'Observatoire des violences faites aux femmes et intrafamiliales dévoilera bientôt de nouvelles données. Ce mardi, une conférence de presse a réuni le gouvernement et les autorités judiciaires pour dresser un premier état des lieux de ces violences.

570 femmes victimes de violences physiques ou psychologiques ont été recensées en 2025. Le nombre de ces femmes qui viennent raconter devant la justice les violences qu’elles ont subies augmente, comme l’a constaté Gwenola Joly-Coz, la Première présidente de la cour d’appel de Papeete. « Grâce à l’Observatoire, nous pouvons maintenant dire qu’entre 2025 et 2026, c’est plus 15% de femmes polynésiennes qui sont venues au tribunal pour nous décrire les violences qu’elles ont subies et pour nous montrer les traces sur leur corps, les bleus, les ecchymoses, les brûlures, qui sont les conséquences de ces violences. »

Autre constat préoccupant : les viols et les incestes, qui touchent aussi les enfants au sein même de leur famille.
En 2026, 26 affaires de viols auront été jugées par la cour d’assises de Polynésie. Elles représentent à elles seules 80 % des affaires de cette juridiction.

Les agressions sexuelles qui constituent des délits, sont jugées au tribunal correctionnel. Les viols, eux, sont des crimes, passibles de 15 ans de réclusion criminelle, voire 20 en présence de circonstances aggravantes. Selon les données présentées ce mardi, un viol sur deux concernerait une petite fille agressée par son propre père.

Mais ce chiffre pourrait bien être assez éloigné de la réalité :de nombreuses victimes se murent dans le silence. La peur, la honte ou encore les pressions familiales les empêchent souvent de dénoncer les faits.

Lorsque les victimes sont des enfants, la priorité est par ailleurs de les mettre à l’abri. Un projet de centre d’hébergement du nom de Pū Merahi Ayden, en hommage à la fillette décédée des suites des maltraitance de sa famille d’accueil, a été évoqué pour accueillir les mineurs en danger et leur proposer un accompagnement adapté. Les travaux devraient commencer en 2027.

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