Ils se sont réunis en mémoire de la petite Ayden, cette fillette de 7 ans décédée il y a tout juste un an après avoir subi de probables graves maltraitances de la famille d’accueil chez qui elle était placée. Une « marche blanche » pour dire « stop à la violence infantile » au fenua.
Le cortège s’est élancé depuis le quartier Taunoa à Papeete, celui-là la même où la petite Ayden résidait.
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« On veut vraiment montrer aujourd’hui le début d’un mouvement contre les violences faites aux enfants (…) Ils sont nos trésors et surtout notre avenir », explique Rahei Thunot, la présidente de l’association Te Feti’i à l’origine du mouvement.
La maman de Ayden, Herevai, faisait aussi partie du cortège, des photos de son enfant dans les mains. « Après un an, je pensais qu’on l’avait oubliée. C’est vraiment émouvant de voir toutes ces personnes », dit-elle, les larmes aux yeux.

« J’essaye de comprendre pourquoi on lui a fait ça, mais je reste sans réponse. Tout ce que je demande, ce sont des réponses à toutes mes questions et que justice soit faite pour ma fille », ajoute-elle.
Au-delà de l’hommage à la petite fille, Rahei Thunot en appelle à une prise de conscience des autorités du Pays et de l’Etat. « Il faut que des moyens humains et financiers soient accordés à la protection de l’enfance au même titre que les autres fléaux qui frappent notre société », souligne-t-elle.
Parmi les marcheurs : l’ancienne ministre Armelle Merceron qui, à l’orée des années 2000, œuvrait à la Direction des affaires sociales.

« 25 après, ce qui s’annonçait s’est amplifié. Notre société a beaucoup de mal à vivre. Les travailleurs sociaux sont de plus en plus pris par des assistances éducatives, c’est à dire des enfants qu’on met sous protection ou dont on aide les parents parce qu’ils sont en difficulté », constate-elle.
Et l’ex élue d’ajouter : « La leçon que je tire, c’est qu’il faut travailler sur la source du problème, c’est-à-dire la prévention et notamment l’aide à la parentalité. Il faut aider les jeunes parents à savoir comment faire pour bien prendre en charge leurs enfants. Parce que les parents aiment leurs enfants mais ils ont parfois des méthodes qui ne conviennent plus, notamment la violence ».
Des marches similaires à celle de Papeete se sont déroulées au même moment à Moorea, à Raiatea ainsi qu’aux Marquises.




