[MÀJ] Suite à notre publication, la SNC AGNIERAY & CIE – NAVIRE DORY est revenue sur l’affirmation de M. Christian Rattinassamy selon laquelle la rotation Manihi-Ahe était annulée, compte tenu des dispositions envisagées par le maire de Manihi, Herman Lancelle. Contacté, ce dernier confirme qu’il compte faire retirer, dès ce samedi, le bollard problématique du quai. Ce, en passant outre les autorisations de la Direction de l’Équipement, qui programme ces travaux en septembre. « Il est tout petit, il ne fait même pas 1m². Sur Manihi, on a des entreprises qui peuvent le faire. Je ne vois pas pourquoi on passerait par des prestataires de Tahiti (…). Si on attend la paperasse administrative, ça prendra encore plusieurs mois » . Et de préciser comment les entreprises s’y prendront pour enlever la bitte : « Il y a juste du béton à casser, quelques ferrailles à couper… ça ne va pas prendre deux jours (…), ce n’est pas ça qui va qui abîmer le quai » , conclut-il.
Larguer les amarres, oui, mais pas dans le brouillard. La première rotation commerciale vers les Tuamotu Ouest du Dory 2, nouveau caboteur de la SNC Agnieray, est prévue dans trois jours. Mais le navire n’est pas encore parti que des premiers obstacles se dressent sur son chemin.
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Le premier, un bollard d’amarrage sur le quai à Manihi, positionné dans la zone prévue pour décharger le fret de la rampe d’accès. Si des travaux sont prévus pour retirer l’équipement, l’armateur a déjà fait une croix sur cette escale, ainsi que sur l’atoll voisin de Ahe, pour le voyage inaugural.
« Cela fait deux ans qu’on a informé la direction de l’équipement (…). Ils n’ont pas trouvé le prestataire, ou il y a eu un souci avec le prestataire. On a réceptionné du fret pour Manihi et Ahe, et on ne pourra pas livrer la semaine prochaine comme prévu, alors que tout le monde avait été averti qu’on démarrait le 24 août », souffle le cadre du groupe Degage Christian Rattinassamy, qui assure que les services du Pays étaient informés du problème depuis deux ans.
« On est revenu cette année encore pour prévenir (…). On part la semaine prochaine, le bollard est toujours en place et les clients ne sont pas satisfaits (…). On est en train de prévenir nos clients qu’on ne pourra pas, malheureusement, se rendre à Manihi et à Ahe » , ajoute-t-il. Une situation d’autant plus sensible que Manihi connaît déjà des difficultés d’approvisionnement depuis l’arrêt du Dory 1.

À cette difficulté s’en ajoute une autre, cette fois au départ de Papeete. Le Dory 2 rencontre des problèmes pour charger son fret à proximité de son entrepôt. La place qui lui est actuellement proposée se trouve à l’autre extrémité du quai, ce que l’armateur juge incompatible avec des opérations de chargement satisfaisantes.
« On a cette difficulté de chargement devant notre entrepôt. La réponse du port autonome c’est de dire qu’en fonction de la place qu’il y a à quai, on attribue les places qui restent », poursuit Christian Rattinassamy. En l’occurrence, au niveau de l’Aranui, à l’opposé de l’entrepôt de la compagnie. « Il y a des risques d’accident, d’avarie sur la marchandise et le nombre de rotations avec les évacueurs pour rendre le fret de l’autre côté. On ne peut pas accepter cette solution-là ».

La demande adressée au Maris Stella de laisser sa place pour quelques jours, le temps du chargement, est restée lettre morte. Reste donc celle occupée par le Dory 1 qui devrait partir vers les Îles Fidji sous « trois semaines à un mois » . « On a fait des propositions pour qu’il soit accouplé au Taporo 6, toujours pas de réponse. Donc on se retrouve en situation de partir lundi avec beaucoup de difficultés » , ajoute Christian Rattinassamy.
À quelques jours du départ, la compagnie dit donc attendre une décision du port autonome.



