La Polynésie française veut faire de sa gastronomie un levier de développement économique, culturel et éducatif. Mardi 16 juin, une convention de financement du projet TEch KAI a été signée sous le patronage du haut-commissaire de la République Alexandre Rochatte et du président du Pays Moetai Brotherson. Le programme, porté par le Campus des métiers et des qualifications Hôtellerie-Restauration du Pacifique (CMQP), bénéficiera d’une enveloppe globale de 450 millions de Fcfp.
Lauréat de l’appel à manifestation d’intérêt « Compétences et métiers d’avenir » du plan France 2030, TEch KAI est financé à hauteur de 298,3 millions de Fcfp par l’État, via la Banque des Territoires, et de 152 millions de Fcfp par le Pays.
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Le projet vise à renforcer les compétences dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration, de l’agroalimentaire et du tourisme, tout en valorisant les produits locaux et les savoir-faire polynésiens. Déployé dans les cinq archipels, il entend répondre aux difficultés d’accès à la formation liées à l’éloignement géographique.
Quatre grands axes ont été définis : l’adaptation et la création de formations, un accompagnement renforcé des apprenants, le recours aux outils numériques et aux nouvelles technologies, ainsi que la diffusion des savoir-faire culinaires polynésiens au-delà du territoire.
Le programme prévoit notamment le développement de cursus consacrés à la cuisine polynésienne, à la nutrition, aux circuits courts, à la transformation agroalimentaire ou encore au tourisme culinaire. Une base de données réunissant produits, recettes et techniques propres aux différents archipels doit également être constituée afin de préserver et transmettre ce patrimoine alimentaire.
Pour rapprocher les apprenants des centres de formation, TEch KAI s’appuiera sur plusieurs outils numériques, parmi lesquels des « Virtual Cooking Rooms », des simulateurs culinaires ou encore des dispositifs de réalité virtuelle et augmentée. Ces équipements doivent permettre aux élèves, formateurs et professionnels d’échanger à distance entre les îles et avec la métropole.
Le projet s’inscrit par ailleurs en complément des programmes TAVIVAT et SATAAP consacrés à la transition agricole et à la sécurité alimentaire. Son ambition est d’accompagner l’apprentissage de l’alimentation locale dès le plus jeune âge et de proposer des formations jusqu’au niveau professionnel.
À terme, plus de 4 000 bénéficiaires sont visés : élèves, étudiants, salariés du secteur public et privé, adultes en reconversion ou encore personnes éloignées de l’emploi. Le consortium réuni autour du CMQP rassemble huit partenaires issus des secteurs de l’éducation, de l’agriculture, de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la restauration, avec l’objectif affiché de faire de la cuisine polynésienne un marqueur d’excellence et d’innovation.



