Tahara’a : hôtel ou parc culturel, l’avenir du site toujours en débat

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Le gouvernement s’est réuni ce mardi matin à Arue à l’occasion d’un conseil des ministres délocalisé. Cette rencontre a permis de faire avancer plusieurs dossiers, dont celui du réaménagement de l’ancien hôtel du Tahara’a. Entre nouveau projet hôtelier et parc public à vocation culturelle, l’avenir du site reste à trancher. En attendant, la commune demande au Pays de racheter le terrain, dont la valeur est estimée à 2 milliards.

La commune de Arue accueillait, ce mardi matin, le gouvernement pour un conseil des ministres délocalisé. L’occasion pour les élus municipaux de présenter leurs besoins et leurs projets.

Les dossiers concernant la rénovation de la route de la vallée de Tefaaroa et la réhabilitation du réseau hydraulique de Erima sont inscrits au collectif 3. Mais un autre sujet continue de susciter le débat : celui de l’aménagement de l’ancien hôtel du Tahara’a.

« Est-ce qu’il faut en refaire un hôtel ? Certains disent que oui, parce que le site a un potentiel touristique évident et hôtelier évident. D’autres, et c’est la position actuelle du conseil municipal, ne veulent pas de projet hôtelier au Tahara’a, ne veulent plus de projet hôtelier au Tahara’a, mais veulent en faire un parc public à vocation culturelle », indique Moetai Brotherson, président de la Polynésie française.

La municipalité souhaite redonner à la population ce site de quatre hectares, en y aménageant notamment des espaces consacrés à la transmission des savoirs culturels traditionnels.

« Le Tahara’a, pour nous, doit être une destination à caractère historique, patrimonial, culturel. Aujourd’hui, un pays qui souffre dans sa jeunesse, qui n’arrive pas à trouver son histoire, son passé, son héritage, si on continue à le dévoyer de cette fonction, la terre a des toponymes, et ces toponymes nous appellent, nous interpellent », souligne Jacky Bryant, deuxième adjoint au maire d’Arue.

Ces ambitions culturelles concernent toutefois un foncier à forte valeur. La manière dont le site pourrait être acquis puis géré ne fait pas encore l’unanimité entre la commune et le Pays.

« Ils nous demandent aujourd’hui, très concrètement, de faire l’acquisition du site, que le Pays fasse l’acquisition du site, on parle quand même d’un peu plus de 2 milliards, et ensuite de pouvoir le confier à la commune. Bon, ce n’est pas forcément le mécanisme auquel on veut aboutir », admet le président Brotherson.

Abandonné depuis plusieurs décennies, le site devra, quelle que soit l’option retenue, faire l’objet d’une dépollution des sols avant tout réaménagement.

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