Depuis 2020, sur le motu de Arue, l’école de Teiva Veronique transmet l’art de naviguer à bord des pirogues à voile traditionnelles. Mais son avenir ne tient plus qu’à un fil. Elle doit partir avant le 1er octobre, sans solution de repli pour poursuivre ses activités. « Au-delà de ça, si on ne trouve pas de solutions, on va devoir fermer l’école et ça c’est un peu dramatique, dans le sens où on a beaucoup d’activités qui sont programmées avec les écoles, les associations de quartier, avec les évènements qui arrivent aussi et puis la formation qui va se lancer l’année prochaine. »
Teva Poulain est professeur des écoles. Lui, aimerait voir l’école de navigation traditionnelle perdurer sur ce site. « J’ai des enfants aujourd’hui qui ne savent plus nager. Et donc pour revenir à la culture, je pense que c’est dommage de fermer une école qui apporte des savoirs intéressants pour toute la population polynésienne à savoir évoluer dans toute l’eau qui nous entoure. »
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Mais la commune ne parle pas de fermeture. Elle affirme avoir engagé le dialogue dès le mois d’avril avec les différents occupants du motu. Au fil des années, le site serait devenu un espace de stockage pour plusieurs pirogues. La mairie souhaite le réaménager pour y organiser davantage de manifestations populaires. « C’est une très belle activité mais à un moment Arue ne peut pas tout accueillir, déclare la tavana, Teura Iriti. Ce n’est pas de leur dire de partir, mais de leur dire l’activité est bonne mais peut on voir dans d’autres communes – parce que je sais qu’ils ont une pirogue à Rangiroa et sur un autre motu, que chaque commune puisse aussi accueillir cette belle activité. Une pirogue par commune ça serait génial et que nos habitants de Arue puissent retrouver l’espace qui leur est dû. »
Entre la volonté de préserver cette école et celle de rendre le motu aux habitants, aucun compromis ne semble avoir été trouvé.



