Protection de l’enfance : le Pays dresse le bilan des mesures engagées depuis la mort d’Ayden

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Un an après le décès de la petite Ayden, victime de maltraitances alors qu’elle était placée dans une famille d’accueil, le gouvernement a présenté au conseil des ministres un bilan des actions menées depuis 2025 pour renforcer la protection de l’enfance. Soutien à la parentalité, amélioration du suivi des situations à risque, création de nouvelles structures d’accueil dont le projet Pū Merahi Ayden, et renfort des effectifs figurent parmi les mesures déployées.

Le souvenir d’Ayden reste profondément ancré dans les mémoires. Un an après le décès de cette fillette de 7 ans, victime de maltraitances alors qu’elle avait été confiée à une famille d’accueil, le gouvernement a présenté un bilan des actions engagées depuis ce drame qui avait mis en lumière les failles du dispositif de protection de l’enfance.

Présentée par la Vice-Présidence, cette communication vise à rendre compte des mesures mises en œuvre depuis 2025 afin de mieux prévenir les situations de danger et d’améliorer l’accompagnement des enfants suivis par les services sociaux.

 

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Parmi les axes de travail développés figure le soutien à la parentalité. Le dispositif des camps de familles a été renforcé. Depuis 2024, douze camps ont été organisés dans plusieurs archipels, réunissant 141 familles, soit 238 adultes et 300 mineurs. Une campagne de sensibilisation à la parentalité doit également être diffusée prochainement auprès du grand public.

Le gouvernement met également en avant un renforcement de la coordination entre les différents acteurs intervenant auprès des enfants. Les cellules de veille éducative présentes dans les établissements scolaires ont été consolidées et une cellule interministérielle a été créée avec le ministère de l’Éducation, le vice-rectorat et l’autorité judiciaire afin d’examiner collectivement les situations les plus complexes. Une charte de déontologie commune est en cours de finalisation pour formaliser les modalités de collaboration entre professionnels.

La hausse du nombre d’enfants suivis par les services de protection de l’enfance constitue un autre défi. En 2025, 2 590 enfants étaient concernés, contre 1 890 en 2020. Pour répondre à cette augmentation, l’offre d’accueil repose désormais sur dix structures spécialisées totalisant 176 places. Au cours de l’année 2025, 377 enfants ont été confiés à des feti’i, 270 à des tiers dignes de confiance, 34 à des accueillants familiaux agréés et 198 à des établissements socio-éducatifs.

Le projet Pū Merahi Ayden

Le gouvernement a également confirmé la poursuite du projet Pū Merahi Ayden, baptisé en hommage à la fillette. Ce futur centre d’hébergement doit accueillir une quarantaine d’enfants au sein d’une structure principale, complétée par un dispositif d’accueil d’urgence de dix places. Des espaces consacrés à la formation et au soutien à la parentalité doivent également y être intégrés.

Sur le plan des ressources humaines, 51 postes sont aujourd’hui spécifiquement dédiés à la protection de l’enfance dans l’ensemble du territoire. Selon le gouvernement, la charge de travail des travailleurs sociaux a été réduite, passant en moyenne de 70 à 49 situations suivies par professionnel. Onze postes d’auxiliaires sociaux et deux postes de coordinateurs administratifs ont également été créés afin de permettre aux travailleurs sociaux de se consacrer davantage à leurs missions d’accompagnement. Soixante professionnels ont par ailleurs suivi, en février et en avril 2026, une formation consacrée à l’identification et au traitement de la maltraitance infantile.

Enfin, des Assises de l’enfance doivent être organisées cette année. Elles réuniront les différents acteurs concernés autour des questions de parentalité, de protection de l’enfance et de développement de l’enfant de 0 à 12 ans. Les enfants eux-mêmes seront associés aux réflexions à travers des espaces d’expression dédiés.

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