Fête de l’orange : à la recherche du plus beau specimen à Punaauia

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Au-delà du traditionnel défilé des porteurs, le concours des plus beaux fruits et des plus belles glanes reste un immanquable de la fête de l'orange de Punaauia. Un rendez-vous qui célèbre le savoir-faire des habitants de la vallée de la Punaruu tout en rappelant les enjeux de préservation des orangeraies.

Ils sont chaque année les vedettes du défilé de la Fête de l’orange. Cette année, près de 150 porteurs, réunis par l’Association pour la protection de la vallée de la Punaruu, ont paradé avant de laisser place au concours des plus belles oranges et des plus belles glanes.

Pour départager les participants, le jury examine avec attention chaque réalisation. « On regarde bien sûr si les oranges sont belles… on regarde aussi le nombre dans une glane » , explique Loana Ariipeu, membre du jury, qui liste ensuite les critères retenus. « Il y a la plus mûre, la plus lourde, la plus bizarre. Et au niveau des glanes, il y a la confection en tissu. Pour la façon de savoir faire la glane, il faut que ce soit bien droit (…). Il y a des oranges qui ne sont pas bien rangées. Il faut qu’elles aient la même taille. Ce n’est pas facile ! » , sourit-elle.

 

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Pour Loana, l’expérience des cueilleurs fait la différence. « Le jour même de la cueillette, on goûte d’abord. Et ensuite, on casse. Comme nous, on est des habitués, on sait où sont les bonnes oranges » , confie-t-elle.

Lorsque les ventes ouvrent, les plus beaux fruits trouvent rapidement preneur. Les glanes rencontrent elles aussi un franc succès. « Le public vient spécialement pour l’achat d’une glane. Et là, ça va partir comme des petits pains » , se réjouit Andréa Maruae Haretahi, coordinatrice de l’association des porteurs d’orange.

Comme chaque année, un concours récompense également les oranges les plus étonnantes. « L’intérêt de ce concours, c’est de montrer à notre jeune génération que tous les ans, toutes les années, il y a un spécimen d’oranges bizarres (…). Des fois, nous sommes surpris du résulta, puisqu’elle peut aller d’une grosseur de 15 mm de diamètre, à toute petite. Ll’intérêt qu’on veut porter, c’est qu’ils aillent chercher cette orange bizarre, difficile à trouver, puisqu’elle se cache bien parmi les grappes d’oranges. Ella a de la valeur » , poursuit-elle.

(Crédit : TNTV)

Derrière la fête se cache toutefois une réalité plus préoccupante : la préservation des orangeraies. Malgré ses quelque 200 adhérents, l’association peine à entretenir les plantations.

« Il y a vraiment une baisse d’évolution au niveau des orangers. Cela fait plus de 30 ans que je suis là-bas, ça a vraiment baissé. Et comme il n’y a pas assez de nettoyage, il y a des orangers qui sont pourris » , soupire Loana.

Les bénévoles espèrent tout de même susciter de nouvelles vocations afin de préserver ce patrimoine de la vallée de la Punaruu et permettre à la Fête de l’orange de continuer à faire vivre cette tradition pendant de nombreuses années.

À noter que vallée de la Punaru’u sera ouverte au public du 24 juillet au 30 août. Les visiteurs devront s’acquitte de droit de passage de 1 500 francs par personne pour accéder aux plateaux.

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