À la mairie de Tautira, les allées et venues se sont enchaînées ce mercredi. Parents et adolescents se sont mobilisés pour cette campagne de vaccination contre le papillomavirus humain.
Une initiative portée par les sage-femmes du centre de Taravao et les équipes de santé de la Presqu’île, avec un concept simple : aller au plus près de la population.
« L’idée, c’est vraiment de jouer la proximité pour que les gens adhèrent aux campagnes de santé », explique Anabelle, l’une des sage-femmes.
Et le pari semble réussi. Une quarantaine de jeunes ont été vaccinés en quelques heures, un chiffre au-delà des attentes.
« On ne savait pas trop à quoi s’attendre. Il peut y avoir 3 personnes comme plein de monde comme aujourd’hui. On s’était dit que si on arrivait à faire une trentaine de vaccins, ce serait super. Et finalement, ce chiffre est carrément dépassé », se félicite Anabelle.
Car le papillomavirus est loin d’être anodin. Très répandu, il touche 8 personnes sur 10 au cours de leur vie et peut, dans certains cas, être à l’origine de cancers.
« Dans 20 % des cas, ce virus reste dans le corps et évolue. In fine, cela peut donner des cancers : le cancer du col de l’utérus mais aussi de la gorge, de l’anus ou encore du pénis. D’où le fait de vacciner aussi les garçons », souligne Anabelle.
Face à ces risques, la vaccination reste aujourd’hui le moyen le plus efficace de prévention. Un message entendu par les principaux concernés. « C’est important pour éviter d’attraper des maladies », confie l’une des jeunes filles présentes.
D’autres suivent simplement les recommandations de leurs parents, sans bien connaître les enjeux. « C’est ma maman qui m’a dit de venir el faire », sourit un jeune garçon.
Gratuite, non obligatoire, mais fortement recommandée, la vaccination s’adresse aux filles comme aux garçons, avec un rappel prévu dans six mois.



