C’est un retour aux sources pour Rachel Moutame. Coup de coeur du concours Miss Tahiti 2025 et chouchou des internaute, Rachel a vécu un épisode bouleversant étant enfant. À 5 ans, elle a quitté Raiatea emmenée par les services sociaux avant d’être adopté à Moorea où elle a grandi.
Sous le feu des projecteurs depuis l’année dernière, la jeune femme souhaitait revenir sur l’ile sacrée en toute discrétion. « Je ne voulais prévenir personne. Je voulais leur faire une petite surprise et débarquer, peut-être dans le dos, en disant « coucou, c’est moi ! », confie-t-elle.
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Mais à Raiatea, les nouvelles vont vite… Informé de son arrivée, Thomas Moutame, maire de Taputapuatea et demi-frère de Rachel, la rejoint quelques minutes à peine après son atterrissage. Le soir même, c’est toute la famille qui est réunie. Une première depuis une quinzaine d’années et la disparition de leur père.

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Le lendemain, direction Opoa, le village de son enfance, et le marae Taputapuatea, longtemps son terrain de jeu favori. « C’était mon endroit où je pouvais gambader partout. J’allais même sur le marae parce que, voilà, quand j’étais petite, je n’étais pas consciente que c’était un endroit sacré, que c’était préservé, qu’il fallait respecter, qu’il y avait des choses à ne pas faire. (…) C’était ma cour de récré à moi, ma cour de récré personnelle. »

À Opoa, beaucoup n’ont pas oublié la petite Rachel : celle qui courait les chemins du village, que son père rappelait à coups de sifflet, celle qui grimpait aussi aux arbres avec son oncle, Alan. « C’est de famille de grimper aux arbres, tout ça, de se salir, raconte Alan Punaa. Et là, maintenant, je la vois comme ça, elle rayonne, elle brille, tu vois, c’est touchant ».
« Quand je venais à Réatea, je lui demandais toujours de venir chez mamie Nora parce que je savais qu’il y avait tonton Alan aussi. Je savais que quand j’arrivais ici, je mettais mes affaires dans la chambre et hop, on va à la rivière, on va dans le fa’a’apu, on va donner à manger à ses coqs… » se souvient Rachel.
« Avant, elle n’était pas comme ça, ouais, je la connaissais, elle était plus caïd, kaina. Rachel, elle était sauvage, tout ça, elle arrivait, elle courait de partout », se souvient Alan.
Le séjour s’achève sur un moment plus solennel : le recueillement devant la tombe de son père, agriculteur aujourd’hui enterré au cœur d’une vanilleraie. Un court séjour, mais chargé de sens, pour Rachel Moutame qui promet ne plus laisser passer autant de temps avant son prochain retour.



