Dans ce courrier, Kalei Taruoura laisse parler son cœur. Si elle estime que le « pardon existe » pour une mort accidentelle, elle ajoute que « tuer -son- frère » et « brouiller les pistes » de l’enquête est « impardonnable ».
« Jamais on ne comprendra ce qu’on traverse nous les sœurs et les parents ( …), car c’est facile à dire mais le vivre est autre chose », écrit-elle en disant également avoir « de la peine pour les parents » de la femme et de l’homme suspectés d’être les auteurs des faits.
« Je serai incapable de tuer quelqu’un aussi cruellement », assène Kalei en demandant aux deux mis en cause d’assumer leurs « actes jusqu’au bout ».
« Vous êtes en détention (…), mais vos familles pourront toujours vous voir ou vous entendre via des appels ou des visites en prison. Mais nous, la famille de la victime, on ne pourra plus jamais entendre notre frère, ni le voir, car il sera sous terre », déplore-t-elle.



