Premier 29 juin sans jour férié légal en Polynésie française. Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, la fête de l’Autonomie a été retirée de la liste des jours fériés prévue par le Code du travail. Sur le terrain, toutefois, le changement ne s’applique pas de la même manière pour tous. Si la loi a évolué, les conventions collectives n’ont pas toutes été modifiées. Résultat : selon les secteurs d’activité, cette journée peut rester chômée, être travaillée ou dépendre des usages propres à chaque entreprise.
Dans la restauration, certains employeurs n’ont pas hésité à ouvrir leurs établissements. « Nous, on va respecter la convention collective qui dit qu’on doit ouvrir le lundi 29 juin.On est tout à fait OK pour ouvrir puisqu’on va apporter du service à nos clients. C’est vrai que ça n’a pas été très clair. Il a fallu se renseigner et il a fallu avoir plusieurs sons de cloche… Mais pratiquement tous les commerces du centre-ville sont ouverts aujourd’hui » indique Dany Dana, propriétaire de restaurants.
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Dans le secteur du commerce, le 29 juin demeure un jour férié conventionnel. Les enseignes peuvent néanmoins ouvrir et faire travailler leurs salariés, selon les dispositions prévues par leur convention collective ou les usages en vigueur dans l’entreprise. « On a décidé d’ouvrir parce qu’on a vu que la plupart des commerces ouvrent aujourd’hui. Donc, je ne vois pas pourquoi on va fermer. Je n’ai su que ce matin que ce n’était plus un jour férié » admet Matahere, gérante d’une boutique de vêtements de sport.
Pour les salariés, cette évolution bouscule les habitudes. Certains découvrent seulement ce lundi que le 29 juin n’est plus automatiquement synonyme de repos.
« C’est pas férié chez nous. On travaille comme tout le monde… C’est la fête de l’Autonomie dans le papier, mais voilà ça a changé hein. Comme on dit, priorité le travail ! » s’exclame avec le sourire Rava, caissière dans un cinéma.
Si le 29 juin ne figure désormais plus parmi les jours fériés légaux en Polynésie française, il n’a pas totalement disparu des pratiques. Tant que certaines conventions collectives n’auront pas été révisées, les règles continueront de différer d’un secteur à l’autre, alimentant encore les interrogations des employeurs comme des salariés.



