Seuls deux membres du Forum des Îles du Pacifique ne sont pas des pays indépendants : la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française. Les questions de défense et de sécurité, par exemple, sont de compétence française. Les délégations calédonienne et polynésienne ont donc rencontré Eléonore Caroit, la ministre déléguée à la Francophonie et aux partenariats extérieurs, avant d’aborder les questions de sécurité, comme le trafic de drogue, avec les autres pays du Forum.
La France en a profité pour défendre son statut de partenaire majeur, à travers les saisies de stupéfiants ou les formations, mais aussi à travers les aides accordées dans le Pacifique, comme celle versée au PRF (le Pacific Resilience Facility), un grand fonds servant à financer des actions destinées à aider les peuples de Pacifique face au changement climatique.
Le Forum va proposer plusieurs catégories de partenaires. Tous les grands pays veulent être dans la catégorie reine, intitulée « partenaires stratégiques ». « Je pense que l’engagement qui a été tenu par la France sur le PRF, donc le Fonds de Résilience Pacifique, de venir abonder ce fonds a joué certainement en la faveur de la France », estime Moetai Brotherson.
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« Nous avons contribué à hauteur de 2 millions d’euros (environ 238 millions de Fcfp) à cette facilité, à ce programme qui est mis en place, mais par ailleurs, notre investissement dans le Pacifique, il se décline par nos projets de l’Agence Française de Développement, souligne Eléonore Caroit, ministre déléguée à la francophonie et aux partenariats extérieurs. Je visitais ce matin les projets Kiwa, donc ce sont 80 millions d’euros (9.5 milliards de Fcfp), dont la moitié financée par la France, qui permettent justement de travailler sur la résilience, l’adaptation au changement climatique. »



